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Colin Edwards


· Date de naissance : 27 Février 1974
· Lieu de naissance : Houston, Texas
· Nationalité : Américaine
· Numéro de course : 5
· Team : NGM Mobile Forward Racing
· Site officiel : http://www.texastornadobootcamp.com/

Palmarès (après la saison 2013) :

Titres de champion du monde:

WSBK : 2 en 2000 et en 2002

Général:

Saison 1993 : 6ème championnat AMA SBK Yamaha
Saison 1994 : 5ème championnat AMA SBK Yamaha
Saison 1995 : 11ème championnat du monde WSBK Honda (141 pts)
Saison 1996 : 5ème championnat du monde WSBK Honda (248 pts)
Saison 1997 : 12ème championnat du monde WSBK Honda (79 pts)
Saison 1998 : 5ème championnat du monde WSBK Honda (277,5 pts)
Saison 1999 : Vice-champion du Monde WSBK Honda (361 pts)
Saison 2000 : Champion du Monde WSBK Honda (400 pts)
Saison 2001 : Vice-champion du Monde WSBK Honda (333 pts)
Saison 2002 : Champion du Monde WSBK Honda (552 pts)
Saison 2003 : 13ème championnat du monde MotoGP Aprilia (62 pts)
Saison 2004 : 5ème championnat du monde MotoGP Honda (157 pts)
Saison 2005 : 4ème championnat du monde MotoGP Yamaha (179 pts)
Saison 2006 : 7ème championnat du monde MotoGP Yamaha (124 pts)
Saison 2007 : 9ème championnat du monde MotoGP Yamaha (124 pts)
Saison 2008 : 7ème championnat du monde MotoGP Yamaha (144 pts)
Saison 2009 : 5ème championnat du monde MotoGP Yamaha (161 pts)
Saison 2010 : 11ème championnat du monde MotoGP Yamaha (103 pts)
Saison 2011 : 9ème championnat du monde MotoGP Yamaha (109 pts)
Saison 2012 : 20ème championnat du monde MotoGP Suter ( 27pts)
Saison 2013 : 14ème championnat du monde MotoGP Suter ( 41 pts)

 

Statistiques :

En MOTOGP:

GP disputés : 186
Victoires : 0
Podiums : 12
Pôles : 3
Points en carrière : 1231
Meilleurs Tours : 3
En WSBK:
Courses disputées : 175
Victoires : 31
Podiums : 75
Pôles : 15
Points en carrière : 2391,5
Meilleurs Tours : 23

 

Récapitulatif de ses résultats en championnat du monde Superbike:(à partir de 1999)

 

 

Récapitulatif de ses résultats en Grands Prix :

 

Biographie:

Dès ses 3 ans, Colin Edwards Sr, un ancien pilote de moto amateur australien, met son rejeton Colin sur une minimoto. Junior participe à sa première course de motocross à 4 ans, et va pendant 10 ans sillonner une grande partie des États-Unis afin de participer à des courses sur des motocross de 50 ou 80 centimètres cubes. Colin se révèle doué puisqu’il remporte des dizaines de courses de niveau local, régional ou national.

A 14 ans, Colin décide… d’arrêter la compétition ! L’espace de deux ans, il va suivre une vie d’adolescent américain tout à fait normale.
Sa reprise de la compétition est un coup de chance puisque en 1990 Colin et son père décident d’inscrire Junior à une course sur bitume au nord des USA. Surpris de ses prédispositions, ils estiment que cela vaut la peine de tenter de faire carrière dans la course de vitesse.

L’ascension de Colin est alors fulgurante. En un an il gravit tous les échelons et se révèle être le meilleur pilote amateur des États-Unis. En effet, lors de la saison 1991 il remporte toutes les courses auxquelles il participe, remportant ainsi de nombreux titres nationaux ! Cette performance lui permet de participer à une course professionnelle sans avoir à avancer d’argent, il est alors suffisamment convaincant pour devenir pilote professionnel. Junior vient alors déjà de surpasser Senior, et ce n’est pas terminé.

En effet, en 1992 Colin court dans le championnat AMA 250cc sur une Yamaha TZ. Ce coup d’essai est un coup de maître puisqu’il se permet de remporter le championnat dès sa première saison dans la catégorie avec 5 victoires sur 9 courses, et ce devant son dauphin… Kenny Roberts Jr !

Cette bonne saison lui permet de passer en AMA Superbike, la catégorie reine des championnats américains, dans le team Vance & Hines sur une Yamaha.

Colin Edwards, team Vance & Hines, 1992

Sa première saison dans ce championnat relevé est convaincante puisque le rookie Colin termine 6e du championnat, et est reconduit dans le même team l’année suivante.

Colin remporte alors sa première course sur le circuit de Mid-Ohio (il en remportera deux autres) et termine 5e d’un championnat remporté par… Troy Corser.

Colin en direction de sa première victoire en AMA SBK, devant des pilotes comme Corser (la Ducati n°19) ou Fred Merkel (sur la Kawasaki n°27)

 

Ces performances lui permettent d’intégrer le championnat du monde Superbike au sein du team officiel Yamaha. il a alors comme coéquipier Yasutomo Nagaï.

Cette première saison en dehors des Etats-Unis se révèle assez décevante pour Colin, qui a du mal à s’adapter au niveau exigé par un championnat du monde. De plus son coéquipier Nagaï meurt en course suite à un accident à Assen, le team se retire alors pour les deux dernières épreuves de la saison.
Malgré cela, Colin termine 11e du championnat avec 141 points, et a décroché comme meilleurs résultats une deuxième place à Brands Hatch, une 3e marche du podium à Monza, et termine 7 fois dans le top 6.

La même saison, il participe aux 200 miles de Daytona (où il termine 4e), ainsi qu’aux 8 heures de Suzuka (où il décroche la 5e place, avec Nagaï).

La saison 1996 est elle bien plus intéressante pour le Texan. Il démontre sa vitesse en signant 2 pôles positions, finit 16 fois dans le top 6, avec 7 podiums, ce qui lui permet de finir 5e au championnat avec 248 points.

Il tutoie la victoire lors de la dernière épreuve de Phillip Island mais termine derrière Anthony Gobert

De plus, il termine 3e aux 200 miles de Daytona, et remporte les 8 heures de Suzuka en compagnie du japonais Noriyuki Haga.

En 1997, Edwards rempile dans le même team, et marque 78 points lors des 8 premières courses, dont 7 top 8, et une deuxième place à Phillip Island où il est à chaque fois performant, et se retrouve 5e du championnat. Hélas, il est salement blessé suite à une chute lors de la course de Monza, et ne peut reprendre un guidon de la saison.

Phillip Island, WSBK 1997, course 2
Colin Edwards, à un cheveu de sa première victoire en WSBK
Monza, crash essais

En début de saison il termine 3e des 200 miles de Daytona, et finit le championnat à la 12e place.

Alors qu’il avait un accord avec Yamaha pour rouler en 500cc en 1998, celui-ci tombe à l’eau. Heureusement, il y a une RC45 de libre dans le team officiel Honda suite au départ du champion du monde en titre, le fantasque John Kocinski. Il a pour coéquipier Aaron Slight

La saison de Colin est alors assez solide, puisqu’il décroche (enfin) sa première victoire en Superbike, en signant le doublé à Monza (il remporte la première manche pour quelques millièmes face à Slight). Plus tard il remporte la première manche à Brands Hatch, une nouvelle fois devant Slight.

SBK Brands Hatch 1998

Quand on sait que Fogarty a été sacré avec seulement 4,5 points d’avance sur Slight, on peut être certain qu’il n’y avait pas de consignes chez Honda à l’époque.

Ces trois victoires sont agrémentées de 10 autres places dans le top 6, ce qui lui permet de terminer 5e du championnat, à seulement 72 points du titre.

Il termine aussi 3e des 8 heures de Suzuka avec Tadayuki Okada comme coéquipier.

En 1999 Colin semble franchir un palier (sa machine aussi puisque la RC45 a été remplacée par la VTR 1000 SP-1, un twin plus adapté pour contester la suprématie des Ducati), il se révèle être le seul rival d’envergure de Carl Fogarty avec Troy Corser.

Il remporte 5 courses dans la saison, monte sur 10 podiums, et termine 20 fois dans le top 6. Il est l’acteur de nombreux duels à couteaux tirés, tel que celui-ci:

Regardez bien la vidéo jusqu’au bout…


Colin est alors un pilote fougueux, et qui a des problèmes avec les commissaires de piste qui ne signalent pas de l’huile sur la piste…
Nurburgring 1999, huile sur la piste
De l’huile dans le virage Castrol, ça ne s’invente pas !

Au terme de la saison il finit à égalité de points avec Corser, mais hérite de la place de vice-champion du monde au nombre de victoires (5 contre 3).

En cours de saison il termine aussi second lors des 8 heures de Suzuka en compagnie de Aaron Slight.

Logiquement, Edwards devient un favori pour le titre de champion du monde Superbike lors de la saison 2000. Lors de l’épreuve d’ouverture du championnat à Kyalami en Afrique du Sud, Colin confirme ce statut en finissant 2ème de la première manche et en remportant la seconde, suite à des bagarres épiques entre Haga (vainqueur de la première course), Fogarty, et lui-même.

A Phillip Island, les conditions sont très particulières (Anthony Gobert remporte la 1ere manche sur… Bimota !), et Colin parvient à sauver les meubles en prenant lors des deux manches les 11 points de la cinquième place. De plus, on assiste alors à un tournant du championnat puisque Fogarty, double champion du monde en titre, se blesse gravement (à l’épaule notamment) suite à une collision avec Robert Ulm, la carrière du Britannique est terminée (même s’il ne le sait pas encore).

A Sugo, les pilotes wild-cards japonais trustent (comme d’habitude) les premières places (6 japonais dans les 8 premiers lors des deux manches), Colin parvient à s’intercaler en signant les 5ème et 3è places et ne perd que 6 points sur Haga, le « local de l’étape », et surtout leader du championnat sur sa Yamaha R7 (un quatre-cylindres, contrairement à la VTR1000 qui est un bi-cylindre) , avec 10 points d’avance sur le Texan.

Après les japonais, les pilotes titulaires du mondial Superbike ont désormais affaire aux pilotes invités anglais lors de l’épreuve de Donington Park. Edwards l’emporte en première manche, mais abandonne lors de la deuxième course remportée par Neil Hogdson. Haga, deux fois quatrième, marque sur l’ensemble du week-end un point de plus que Colin.

Le week-end de Monza peut se résumer par un duel acharné entre Edwards (souvent à l’aise sur cette piste) et l’Italien Pierfancesco Chili sur la Suzuki Alstare. Les deux pilotes se partagent les deux manches, à chaque fois pour quelques millièmes. Edwards prend alors la tête du championnat.

Sur la piste allemande d’Hockenheim, les principaux protagonistes de ce championnat sont définitivement fixés. Il s’agit d’Edwards sur la Honda, d’Haga sur la Yamaha, de Bayliss (remplaçant de Fogarty) sur la Ducati 996, de Chili sur la Suzuki GSXR 750, de Yanagawa sur la Kawasaki ZX7 RR, et enfin de Corser sur l’Aprilia RSV1000 R. Ces six pilotes occuperont les six premières places finales du championnat, reste à en déterminer l’ordre.

Bayliss remporte sa 1ère victoire en WSBK lors de la première course, Edwards ne pouvant faire mieux que 4e.
Lors de la deuxième manche, Colin se fait arracher la victoire dans les derniers mètres par Haga.

Cependant, un coup de théâtre absolument imprévisible intervient puisque l’on apprend que Noriyuki Haga a été contrôlé positif à l’éphédrine lors de la course d’ouverture à Kyalami. Ses 45 points acquis là-bas lui sont alors retirés.

A Misano Adriatico, Edwards marque le pas et ne ramène que 6 points de son séjour en Italie. Corser, auteur d’un doublé revient alors sur lui et n’est qu’à 38 points du Texan, à la 2ème place du classement provisoire.

La mauvaise passe continue puisque sur le nouveau circuit de Valencia, il ne grimpe pas sur le podium lors des deux manches (5ème et 4ème). L’écart avec Corser n’est plus que de 26 points, alors que le pilote à avoir marqué le plus de points depuis Monza est Bayliss !

L’écart continue de s’amenuiser lors de sa course à domicile à Laguna Seca, et ce malgré une 2ème et une 4ème place. Corser n’est plus qu’à 18 unités, Haga à 33 (le japonais serait leader du championnat sans sa pénalité).

Une semaine avant la reprise du championnat (nous sommes en pleine trêve estivale), Colin participe de nouveau aux 8 heures de Suzuka, cette fois en compagnie de Valentino Rossi, soit les deux chefs de file de Honda (l’un en Grands Prix, l’autre en Superbike) réunis dans la même équipe. Cette alliance ne porte pas ses fruits, puisqu’ils ne terminent que 6ème, après une chute de Rossi dès le 11ème tour.

A Brands Hatch, Colin ne termine que 10ème et 6ème, heureusement pour lui Corser abandonne en seconde manche, et Haga ne monte pas non plus sur le podium. Il n’y a plus que 25 points d’écart entre Edwards et Haga 3e.

Colin se ressaisit enfin lors de l’épreuve néerlandaise d’Assen, puisqu’il remporte la première manche (cela ne lui était plus arrivé depuis 3 mois), et termine 5e de la seconde. Malgré cela, il concède encore 5 points à Haga, et ce à 4 courses du terme du championnat.

Edwards sort alors le grand jeu à Oschersleben. En effet il signe le doublé, tandis que Haga ne marque que 18 points. Le voilà à 52 longueurs du Texan, alors qu’il n’a pas encore purgé sa peine l’obligeant à louper la finale qui se déroule à Brands Hatch. Même si après avoir fait appel de la décision le concernant il parvient à récupérer les 20 points de la première manche de Kyalami, il reste encore derrière l’américain. Corser est lui à 79 points de l’américain.

Edwards est donc officiellement le champion du monde Superbike 2000. Il célèbre ce titre avec une autre victoire lors de la première manche anglaise, puis par une 8ème place lors de la seconde manche.

 

Ce titre, Colin va chercher à le défendre en 2001, toujours chez Honda. La tâche s’annonce ardue, comme le montre les résultats de l’épreuve d’ouverture sur le circuit Ricardo Tormo de Valencia. En effet, il ne termine que 6ème et 4ème, tandis que Troy Corser signe le doublé sur son Aprilia et que Bayliss finit deux fois derrière son compatriote australien.

Colin se ressaisit immédiatement en remportant la première manche à Kyalami devant Bayliss et Corser. Hélas il chute en seconde manche alors qu’il était deuxième derrière Ben Bostrom. Il accuse déjà plus de 30 points de retard sur les deux Troy.

 


Et cet écart risque encore de s’agrandir puisque les deux australiens sont à domicile lors de la course suivante à Phillip Island ? Mais pourquoi donc « la » course alors que l’une des principales spécificités du championnat Superbike est la présence de deux manches par week-end ? Tout simplement parce que les conditions climatiques sont absolument dantesques, et que la seconde manche est purement et simplement annulée ! Avant que la piste ne devienne impraticable, Edwards remporte la première manche devant Okada et Bayliss, et démontre ainsi son aisance sous la pluie (et son amour des combinaisons de pluie roses).

 


Sur la piste japonaise de Sugo une nouvelle fois ce sont les invités qui font la loi (avec le doublé pour Makoto Tamada). Edwards et Bayliss sont eux au fond du trou, empochant sur l’ensemble du week-end respectivement 7 et 4 points. Corser en profite pour prendre la tête du championnat, Edwards est déjà 42 points derrière.

A Monza Edwards empoche 40 points en finissant lors des deux courses deuxième derrière Bayliss, qui reprend la tête du championnat à Corser, qui repart d’Italie avec 0 points, même s’il reste devant Colin au championnat.

Sur la piste anglaise de Donington, Edwards ne finit que 5ème et 6ème, mais comble une partie de son retard sur Bayliss, et fait jeu égal avec Corser (Chili et Hogdson n’ayant laissé que des miettes à la concurrence).

Edwards remet les pendules à l’heure en s’imposant pour 6 dixièmes devant Bayliss en première manche lors de la nouvelle épreuve au calendrier disputée sur le Lausitz Ring. Bayliss rétorque dès la seconde manche en la remportant, Colin ne pouvant faire mieux que 3ème, 23 secondes derrière.

Cette tendance se confirme puisqu’à Misano Adriatico Edwards continue à céder des points à l’australien, malgré un podium en première manche. Le voilà désormais 2ème du championnat à 47 points de la tête, avec moins d’une course d’avance sur Corser.
Cet écart augmente encore à Laguna Seca, vu que Edwards ne signe que deux 6ème place lors de ses courses à domicile, il se fait alors éclipser par son compatriote Ben Bostrom, vainqueur de 3 courses d’affilée.

Cette série continue puisque Bostrom signe encore le doublé à Brands Hatch, il n’est alors plus qu’à 3 points de Colin au championnat. Bayliss et Edwards font sur cette épreuve jeu égal (une 3ème et une 5ème place chacun).

Pendant la trêve estivale, Edwards participe de nouveau aux 8 heures de Suzuka avec Valentino Rossi. Ce coup-ci ils remportent la course (c’est la dernière fois qu’un équipage 100%non-japonais remporte la course)

Lors de la deuxième épreuve allemande à Oschersleben, Edwards remporte la première manche et finit 2ème derrière Xaus lors de la deuxième course. Il se rapproche alors à 24 points de Bayliss, alors qu’il ne reste plus que 2 épreuves et 4 courses, rien n’est joué.

Hélas Bayliss est sur un nuage à Assen et remporte le doublé. Edwards ne marque pas assez de points (3ème et 10ème) pour empêcher Bayliss d’être sacré dès ce week-end néerlandais.

Lors de la finale d’Imola, Edwards finit 3ème en première manche, du fait de l’accrochage entre Bayliss et Laconi en tête de la course.
Colin boucle le championnat par une chute en deuxième manche alors qu’il était troisième derrière Xaus et Laconi.

Il termine 2ème du championnat, avec seulement 33 points de retard sur Bayliss, son successeur. La lutte entre les deux hommes s’annonce passionnante pour la conquête du titre 2002

Et en effet l’année 2002 voit une domination sans partage de ces deux hommes, comme cela a rarement été le cas en mondial Superbike. C’est bien simple, le seul autre pilote à avoir remporté une course cette année-là est un pilote invité, Makoto Tamada lors de la deuxième manche à Sugo! Les 25 autres courses ont été soit pour le Texan soit pour l’Australien.

Enfin, pour être plus précis, le début de saison est surtout à l’avantage de Bayliss. En effet, l’australien remporte 14 des 17 premières courses au programme ! Colin limite du mieux qu’il peut les dégâts, remportant deux des trois courses « laissées » par Bayliss (la troisième ayant été pour Tamada) et montant 16 fois sur le podium (dont 10 deuxièmes places). La seule course où Edwards ne monte pas sur le podium, il termine 4ème (lors de l’ouverture de la saison à Valence). Colin est alors à 58 longueurs de Bayliss, ce qui est peu au vu de la domination affichée par l’australien.

Vers la mi-saison, Honda cherche à améliorer sa VTR 1000 SP2 pour préparer la prestigieuse course des 8 heures de Suzuka. Cette course compte alors énormément pour Honda (au vu des équipages engagés tels que Rossi/Edwards ou Edwards/Kato en 2002, cela se voit).
Ainsi, Edwards profite de ces avancées et dispose enfin d’une machine avec un cadre suffisamment rigide (Colin a même raconté récemment que Honda avait été jusqu’à acheter une Ducati afin de la mesurer sous toutes les coutures, et ainsi comprendre d’où venait cette rigidité !).
D’ailleurs, Colin remporte les 8 heures de Suzuka avec Daijiro Kato, il s’agit de sa troisième victoire pour cette épreuve.

Tout cela pour dire que Colin, dès la deuxième manche de Laguna Seca repart à l’abordage, et remporte 7 victoires de suite. Cette belle série lui permet de passer en tête du championnat avec 502 points avant la dernière épreuve d’Imola, contre 501 pour Bayliss (il s’agit déjà du record de points marqués en une saison, il n’a toujours pas été approché).

Edwards n’est pas à domicile sur la piste italienne, où Bayliss est plébiscité. Cela n’empêche pas le Texan de signer la superpôle devant Xaus et Bayliss.
Les deux courses sont absolument splendides, avec un duel de tous les instants entre les deux pilotes.

Edwards remporte la première course qui se dispute en deux parties. Il dispose alors de 6 points d’avance sur Bayliss, une deuxième place lui garantit alors le titre.
Mais Colin est un homme de panache, et met un point d’honneur à remporter aussi la seconde manche.

Avec 552 points, Colin est champion avec une moyenne de plus de 21 points par course, ce qui est absolument impressionnant. Il vient aussi de signer une série de 9 victoires, un record absolu en SBK.

Edwards se dirige alors en direction de la catégorie reine du sport moto, la Moto GP. Il signe chez Aprilia, alors que son « frère ennemi » va chez Ducati.

Colin fait ses débuts en MotoGP lors de la saison 2003 sur une Aprilia, la RS3 Cube, qui est une moto très différente des autres. C’est la seule moto avec un 3 cylindres en ligne, ce qui augure pour l’équipe une plus faible vitesse de pointe du fait de la puissance moindre. Aprilia travaille donc beaucoup sur l’aérodynamisme de la moto mais les résultats ne suivent pas avec de nombreux incidents techniques pour les deux pilotes du team (Haga étant le coéquipier de Edwards).

Colin réussira une meilleure saison que le japonais (qui chutera 28 fois dans l’année) mais n’hésitera pas à critiquer rapidement sa machine en disant que « la moto est mal née ». Il terminera la saison 2003 avec seulement 62 points au 13ème rang final. Ses meilleures performances resteront une 6ème place au Japon sur le circuit de Suzuka et une 7ème place à Assen. Mais le texan terminera bien souvent au delà de la 10ème position, bien loin des objectifs de la marque italienne.

Colin sur son Aprilia en feu

En 2004, Colin change d’équipe et devient pilote Honda dans le team Gresini Telefonica Movistar. Son nouveau coéquipier est Sete Gibernau, qui fait partie des favoris pour le titre mondial. Colin dispose d’une machine qui lui permettra de se battre aux avants postes (en effet, une Honda client est bien plus performante que l’Aprilia dont il disposait auparavant) mais beaucoup d’autres pilotes Honda sont dans le même cas (Hayden, Barros, Biaggi, Gibernau, Tamada). Ils devront faire face à Valentino Rossi qui a quitté le blason ailé pour s’engager avec Yamaha. Colin et son expérience peut ainsi servir de lieutenant à son illustre coéquipier, et confirmer les indications de celui-ci, vu que leur machines sont réglées de manière assez similaire (lorsqu’ils couraient lors des 8 heures de Suzuka, ils ont adopté assez rapidement un setting qui convenait aux deux pilotes).

edwards 2004

Un style que l’on reconnait de loin

Le début de saison se passe bien pour Colin avec 3 Top 7 ce qui constitue ses meilleurs performances en MotoGP. Il montera sur ses premiers podiums avec deux deuxièmes places en Angleterre et au Qatar. Sur les 16 courses Colin sera 13 fois dans les 10 meilleurs à l’arrivée montrant une nouvelle fois sa régularité au plus haut niveau mais il comprend rapidement qu’il ne sera qu’un faire valoir dans l’armada Honda et qu’il ne disposera jamais de la meilleure moto du plateau. Mais ses bonnes performances et son expérience lui permettent de signer pour l’équipe officielle Yamaha.

Pour 2005, Colin arrive dans l’équipe Gauloises Yamaha, championne du monde en titre avec Valentino Rossi. Le pilote américain sait qu’il ne sera que numéro 2 et qu’il devra ramener des points pour son team et pour obtenir le titre de champion du monde par équipe.

Si Colin rejoint l’équipe c’est grâce à ses bons résultats passés et surtout grâce à sa constance. Le texan est un des pilote les plus sûrs du plateau et il obtient chaque année de gros points, important pour une équipe officielle.

Colin débute moyennement son aventure avec Yamaha avec trois premières courses conclues dans le top 10 mais loin du podium. Il se montrera en meilleure forme lors du GP de France au Mans avec son premier podium pour l’équipe officielle, course terminée à quelques centaines de mètres de Rossi et Gibernau. Mais Colin enchaînera avec des performances irrégulières comme une 9ème place en Italie ou une 10ème place en Malaisie d’un côté et des podiums de l’autre comme à Laguna Seca, course terminée à quelques secondes de Nicky Hayden ou une belle 3ème place à Assen.

laguna seca 2005
Avec Rossi à Laguna Seca sur des Yamaha jaune et noire pour le 50ème anniversaire de la marque

Il termine aussi en 4ème place au Qatar et en Angleterre Mais même lorsque Colin n’est pas au mieux de sa forme, il prend des points et sera le seul pilote du plateau à ne connaître aucun abandon de la saison.


Edwards au Sachsenring, où il est alors 3ème du championnat à quelques points de Melandri

Cela lui permet de terminer la saison en 4ème position devant Max Biaggi et Loris Capirossi. Mais surtout Yamaha conserve son titre de champion du monde pilote avec Rossi et le titre de champion du monde team grâce notamment aux point ramenés par Edwards tout au long de cette saison.


Colin, toujours généreux avec la poignée droite

Pour 2006, Colin aura plus de mal à rééditer ses bonnes performances de 2005 avec seulement un seul podium lors du GP de Chine. Mais il doit faire face à sa Yamaha loin d’être la meilleure machine du plateau avec de nombreux problèmes de chattering en début de saison puis de pneus se dégradant rapidement. Pour résoudre ces soucis, Yamaha construit un nouveau chassis pour la M1 mais seul Rossi l’utilise dès le GP du Mugello. Plusieurs fois dans la saison Colin n’arrivera pas à terminer dans les 10 meilleurs, ce qui est rédhibitoire pour un pilote officiel de la meilleure équipe du plateau et qui souhaite bien figurer au classement général final. Mais la saison de Colin se résumera pour beaucoup à son duel avec Nicky Hayden lors du GP des Pays Bas.

hayden edwards

Les deux américains dominent la course depuis le départ creusant un petit écart avec les autres pilotes puis dans les deux derniers tours, la bagarre s’engage entre les deux pilotes. Ils n’hésitent pas à prendre tous les risques, se dépassant par l’extérieur, retardant les freinages jusqu’au dernier moment quitte à chuter. Hayden sera le premier à lâcher quelques secondes lorsqu’il se rate avant une courbe mais peut reprendre la piste grâce aux dégagements de la piste batave. Lors de l’avant-dernier tour, c’est cette fois Colin qui se manque dans ce même virage et laisse Nicky prendre les commandes, avec une seconde de marge.

Colin donne alors tout ce qu’il a, et parvient à remonter sur le « Kentucky Kid ». Il le dépasse même à quelques encablures de l’arrivée. Sachant que tout vas se jouer lors du freinage de la chicane, les deux américains retardent au maximum leur freinage.

Hayden est contraint de tirer tout droit et de couper la chicane par les graviers. Colin lui s’engage tant bien que mal dans la chicane, et doit couper en passant sur le synthétique. Malheureusement il est violemment projeté au sol, sa Yamaha continuant la route toute seule. Hayden remportera cette victoire et Colin courant pour reprendre sa moto ne pourra faire mieux que 13ème . Colin laisse passer sa plus grande chance de victoire depuis son arrivée en MotoGP.

Colin n’aura plus l’occasion dans cette année 2006 de remonter sur un podium, sa meilleure place sera par la suite une 4ème place au Portugal. Mais sa mi saison entre les GP de Grande Bretagne et d’Australie ne sera que peu productive avec une moyenne de 6 points sur ces 6 courses.
Colin conclut cette saison à la 7ème place du classement général et laisse comme ses adversaires les 990cc pour découvrir les nouvelles 800cc.


Pour cette première année avec les 800cc, toutes les équipes partent avec les mêmes armes. Personne ne sait quelles équipes seront devant en ce début de saison et les marques comme Ducati, Suzuki et Kawasaki peuvent ainsi espérer jouer les troubles-fête et ainsi chambouler la hiérarchie établie jusqu’alors.

Colin quant à lui débute la saison avec un podium à Jerez mais dès le troisième GP aura bien plus de mal avec de nombreuses places en dehors des 10. La Ducati de Stoner semble imbattable, les Suzuki d’Hopkins et de Vermeulen sont très souvent aux avants postes, Honda est comme à son habitude parmi les meilleurs et même Kawasaki avec Randy de Puniet arrive à terminer dans les 8 meilleurs. Les places sont chères mais la Yamaha est une bonne moto vu les performances de Rossi qui est deuxième du classement général à quelques points de Stoner.

edwards 2007

Devant Valentino Rossi

Mais comme souvent, Edwards est performant sur le circuit de Donington avec une belle deuxième place après une course disputée sous la pluie puis une 6ème place sur son circuit fétiche d’Assen et une 4ème place en Allemagne. Mais après le triptyque saxon, Edwards retrouvera des places non conformes à son talent. Il aura du mal à terminer la saison et ne finira qu’en 9ème position au général en fin d’année.

Avec l’arrivée de Jorge Lorenzo en MotoGP, Colin est « relégué » dans l’équipe Tech3 avec un nouveau défi à la clé. Il sait qu’il disposera d’une moto moins performante que les saisons précédentes même si Yamaha aide leurs pilotes privés. Hervé Poncharal, patron de l’équipe française peut ainsi compter sur un pilote d’expérience, capable de grimper sur des podiums suivants les conditions de courses. Après Valentino Rossi, Colin a comme coéquipier James Toseland, champion du monde Superbike en titre. Deux pilotes d’expérience (même si Toseland débute dans la catégorie) avec le même style de pilotage venant du Superbike, Tech3 peut espérer retrouver des couleurs après quelques saisons difficiles. Dès la première course au Qatar, Colin montre l’étendue de son talent avec une première ligne (1ère ligne 100% Yamaha) puis une 7ème place finale après une fin de course difficile.

 

A Jerez lors des essais, Colin dans ses œuvres… mais ne chutera pas!!

En vidéo

Colin montera durant cette saison sur 2 podiums, en France (lors d’un podium 100% Yamaha) et à Assen aux Pays Bas, sur sa piste préférée et sur laquelle il avait remporté 3 manches de Superbike. Mais plus que les 2 podiums, cette première partie de saison sera impressionnante de régularité avec 8 courses sur 9 terminées dans les 7 meilleurs. Colin, sur sa moto privée, se retrouve ainsi à la mi championnat en 5ème position derrière Pedrosa, Stoner, Lorenzo et Rossi. Malheureusement pour Tech3 et Colin, la deuxième partie de saison sera plus difficile avec quelques courses bien moins resplendissantes que pour ses premiers GP avec Tech3. Colin ne marquera que 11 points en 5 courses, ce qui le fera bien entendu reculer dans la hiérarchie.

On retrouvera un bon Edwards pour les dernières courses ce qui lui permet de terminer la saison en 7ème position finale à quelques points de Nicky Hayden sur la Honda Repsol officielle.

Colin et l’équipe Tech3 débutent la saison 2009 avec de grandes ambitions. Même si Colin est un des plus anciens pilotes du plateau, il est aussi un des plus rapides et peut espérer de très bons résultats. Une nouvelle fois associé à James Toseland, la première ambition de Colin est bien entendu de finir devant son coéquipier anglais, surtout après la brouille entre les deux hommes suite à l’échange de chefs mécaniciens réclamé par l’anglais. Au final, il n’y aura pas photo. En effet, la saison sera exceptionnelle pour le texan avec une 5ème place finale au général devant Andrea Dovizioso, nouveau pilote officiel Honda Repsol. Edwards est bien entendu meilleur pilote privé (avec 46 points d’avances sur Elias) finissant la plupart du temps juste derrière « les fantastiques ».

Sur les 17 courses de la saison, Colin sera une nouvelle fois un des pilotes les plus réguliers avec 13 places dans les 10 et seulement un abandon sur une chute au premier virage après un accrochage avec Alex De Angelis et Nicky Hayden (le San Marinais étant coupable d’une grossière erreur). La course en Malaisie, courue sous la pluie, sera le seul week end où Colin terminera au delà de la 10ème place. Le plus beau moment de la saison pour l’équipe Tech3 sera le podium réalisé par le texan en Angleterre sur une piste humide mais avec des pilotes en pneus slicks. Après un départ très moyen et un début de course difficile, Colin sera l’homme le plus rapide de la seconde partie de la course, roulant une seconde plus rapidement que les autres pilotes. Il remonte ainsi de la 11ème place à la 2ème à quelques mètres derrière Andrea Dovizioso. Colin monte ainsi sur le podium pour la première fois depuis plus d’un an.

donington 2009
En Angleterre lors de sa folle remontée

Après cette très bonne saison 2009, Colin resigne bien entendu dans l’équipe Tech3, mais l’année sera bien plus difficile pour le texan. En effet, alors que l’on pensait voir l’américain aux avants postes, ou tout du moins continuer sur sa lancée, il décevra de nombreux fans avec des résultats très moyens compte tenu de ses capacités. Même s’il est toujours très bon en qualifications, ses départs sont moyens, et Colin se retrouve très vite relégué au-delà de la 10ème place, en bagarre avec un petit paquet de pilotes (notamment les débutants). Tout le monde se demande si Colin n’a pas fait l’année de trop, mais un grand pilote ne meurt jamais et dès qu’il le faut Colin reprend des couleurs avec plusieurs 7ème places après la mi saison.

edxards 2010

Mais le retard sur les pilotes de son niveau était fait et Colin ne pourra améliorer son classement final au général. Il souffre aussi de la comparaison avec Ben Spies, le nouveau prodige américain qui est son coéquipier dans l’équipe française. Quand Edwards a du mal à terminer dans les 10 meilleurs, Spies se bat pour des top 5. Il se retrouve ainsi moins bon pilote Yamaha, chose qui ne lui était jamais arrivé mais surtout il finit très loin des meilleurs, perdant plus de 1 seconde au tour sur les premiers. Sa science de la course et son expérience lui permettent de prendre des points importants dans les derniers tours.

Alors que l’on pense après une dizaine de courses que Colin dispute sa dernière saison en MotoGP, Hervé Poncharal lui fait encore confiance et lui redonne un contrat pour l’année 2011. Dès ce moment Colin réussit à nouveau ses courses et se bat à nouveau aux avants-postes. Il termine finalement la saison en 11ème position avec 103 points, ex-æquo avec Marco Melandri.

Pour 2011, Colin sera une nouvelle fois associé à un rookie en la personne de Cal Crutchlow.

Il démarre la saison au Qatar par une 8ème place, une place conforme à son rang (les 7 pilotes devant lui disposent d’un soutien direct de l’usine).

La course de Jerez est une occasion pour lui de faire parler son expérience. En effet les conditions sont très piégeuses (la piste est humide pendant la course, mais les pneus pluie sont trop tendres pour garantir une adhérence correcte sur l’ensemble de la course), et les pilotes tombent un par un. Edwards, qui fait partie des plus rapides en piste en fin de course, rattrape Hayden et se retrouve virtuellement sur le podium suite à la chute de Spies. Hélas, Colin joue de malchance et sa M1 rend l’âme à l’entame du dernier tour, pompe à essence cassée. Edwards peut avoir des regrets, il sait que ce genre d’occasions ne se reproduira pas tous les week-ends.

 

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