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Pourquoi 2015 restera une belle année ?

La saison 2015 de vitesse s’est terminée dimanche dernier sur le circuit de Valencia. Comme chaque année, trois pilotes remportent le Graal dans leur catégorie respective en championnat MotoGP et deux en  championnat Superbike. Comme chaque année, certains sont décriés.

2015 restera une magnifique année pour les fans des courses moto. Que ce soit Danny Kent, Johann Zarco, Jorge Lorenzo, Jonathan Rea ou Kenan Sofuoglu, chacun a démontré son talent tout au long de la saison de manière différente. D’un côté, les pilotes archi dominateurs comme Johann Zarco ou Jonathan Rea, de l’autre ceux qui auront attendu les derniers moments de la saison pour célébrer le titre.
Voir ces cinq pilotes titrés n’est pas une grande surprise en soi pour ceux qui suivent les courses depuis de nombreuses années. Peut-être pour Kent et Zarco, encore que…
Danny Kent a été brillant dans le passé avant de se perdre pendant deux ans, Johann Zarco restait sur une très belle fin d’année 2014 et a été le plus rapide lors des essais de pré saison 2015.

Pour Lorenzo, Rea ou Sofuoglu, ils n’étaient pas les grands favoris, mais on savait très bien qu’ils avaient le talent pour remporter de nombreuses victoires et le titre comme ils l’avaient déjà démontré dans le passé.

Bien entendu, tout le monde aurait voulu voir Valentino Rossi remporter son 10ème titre de champion du Monde et non voir le 5ème de Jorge Lorenzo.
En France, nous étions tous derrière Jules Cluzel qui avait une chance de remporter le titre face à Kenan Sofuoglu qui en avait gagné trois dans le passé et qui pouvait bien un peu partager. Et pourtant, les meilleurs ont gagné et il n’y a rien à dire sur le résultat final.
En conférence de presse après le GP de Valencia, Jorge Lorenzo a déclaré : « Un Champion est un Champion. Je mérite ce titre. Je le célèbrerais fièrement »
Un titre ne se remporte jamais par hasard, et nous voyons toujours le meilleur pilote de l’année qui remporte la mise. Pas toujours le plus rapide, mais aussi le plus intelligent. Aucun titre ne doit être critiqué. Quand un pilote voit qu’il n’est pas le plus rapide, pourquoi devrait-on le critiquer d’assurer les points, même si cela veut dire de ne pas terminer sur le podium ? Comme le disait si bien Enzo Ferrari « Pour terminer premier, il faut premièrement terminer » ou son non moins célèbre « Ce sont les points intermédiaires qui font un champion du Monde ».

Danny Kent et Jorge Lorenzo l’ont bien compris quand cela était plus difficile pour eux. Pourquoi tenter le diable en début de saison pour Lorenzo lorsque sa moto ne lui convenait pas ? Pourquoi Kent aurait dû essayer de faire mieux lors de la dernière course alors qu’une 14ème place lui suffisait ? Au final, le plus important est de remporter le titre. Oui, on se souvient plus du panache de celui qui essaie de gagner quoi qu’il arrive, quitte à perdre le titre et qui ne veut pas de l’aide d’un coéquipier. Mais on se souvient encore plus de celui qui perd un titre sur une erreur alors que la victoire finale lui tendait les bras !

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Sur cette année 2015, nous avons vu un Johann Zarco impérial. Qui aurait pu parier au mois de Mars que notre français, une seule victoire en carrière il y a quatre ans, enchainerait douze podiums consécutifs et gagnerait huit victoires dans la saison ? Un Zarco qui n’aura jamais été inquiété par ses adversaires. Il aura remporté plusieurs courses avec une grande intelligence et termine 2015 avec le plus grand nombre de points marqués par un pilote en catégorie intermédiaire dans l’histoire du Championnat du Monde. Et pourtant, il n’aura pas dominé si facilement la saison que ça. Excepté au Qatar (où il termina 8ème sur un problème mécanique), Zarco n’a jamais réalisé le meilleur tour en course ! Mais il aura toujours été régulier dans ses chronos. Et il semblait imbattable. On sentait pendant la course qu’il pouvait passer premier quand il le souhaitait.

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C’est un peu pareil avec Jonathan Rea. Il découvrait une nouvelle machine et une nouvelle équipe après plusieurs années chez Honda. Dès ses premiers tours de roues avec la Kawasaki, Rea était le plus rapide. Et sa saison aura été fabuleuse. Lui non plus n’aura pas été le plus rapide sur un tour avec seulement deux pôles positions en 13 week-ends. Mais avec 23 podiums sur 26 courses Rea a vécu une année où rien ne pouvait le contrarier. Vingt podiums lors des vingt premières courses. Ce qu’on ne voit qu’une fois par décennie. Cette année ne restera pas dans l’histoire comme 2002 avec Colin Edwards et Troy Bayliss qui accumulaient les victoires et podiums ensemble, mais les quatorze victoires sur l’année ne peuvent pas être contestées.

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Que dire de Kenan Sofuoglu ? Quand on regarde ses résultats, il fait une bonne saison, mais rien d’exceptionnel. Mais quand on sait ce qu’il a vécu cette année, on ne peut être qu’admiratif de cet homme. Comment arriver à piloter et gagner des courses alors que son fils est entre la vie et la mort durant plusieurs semaines ? Comment remonter sur une machine et remporter une course alors que votre fils vient de perdre sa bataille contre la maladie ? Pour être un champion, il faut un mental hors du commun. Sofuoglu nous l’a prouvé cette année.

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Danny Kent de son côté aurait pu remporter le titre dès l’Australie. N’oublions pas qu’à la mi-course, Kent se battait pour la victoire avec Oliveira et d’autres pilotes et qu’il a été poussé dehors par un concurrent. Il repart aux alentours de la 15ème position, remonte plusieurs pilotes et voit un Niccolo Antonelli qui l’accroche. Même derrière les barrières de sécurité, Kent pouvait devenir champion du monde si Oliveira ne finissait pas sur le podium. A cinq courses de la fin, personne ne parlait d’Oliveira mais seulement de Bastianini comme principal adversaire pour le titre. Mais un titre ne se remporte pas facilement et Kent sous pression aura eu énormément de mal jusqu’à se qualifier 18ème pour la dernière course et être 12ème à la mi course. Mais avec six victoires, ce n’est pas comme s’il gagnait par hasard.

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Pour Jorge Lorenzo, sans revenir sur les trois dernières courses, il faut bien reconnaitre qu’il nous a montré, une fois de plus, que lorsqu’il est en forme et en confiance, il est quasi imbattable. Lors des qualifications, il arrive quasiment toujours à être en première ligne. Quatorze fois en dix-huit courses cette année. Des départs qui sont toujours aussi bons. Combien de fois a-t-on vu Lorenzo faire le hole-shot et prendre rapidement quelques dixièmes d’avance. Comme Dani Pedrosa le faisait il y a quelques saisons.
Lorenzo a énormément appris depuis son arrivée en MotoGP. Tout d’abord chien fou, il est devenu bien plus calme. Ses séances d’essais sont très bien construites, son style a évolué pour devenir le plus coulé du plateau, il est devenu un véritable métronome capable d’enchainer quinze tours dans des chronos semblables.
Malgré 29 points de retard sur Rossi après trois GP, Lorenzo ne s’est pas affolé et a enchainé quatre victoires consécutives. Même s’il peut être tête à claque en dehors de la piste lors des conférences de presses, Lorenzo est un pilote qui est mentalement très fort. Il avait en 2014 perdu le titre lors des premières courses, cela semblait repartir sur les mêmes bases cette année. Et pourtant, il a par la suite montré qu’il ne faisait quasiment pas d’erreur. Sa seule erreur de l’année sera à Misano lors d’une chute après avoir trop attendu avant de changer de moto alors que ses pneus pluies étaient à l’agonie. Mais mener 274 tours alors que son rival le plus proche n’est passé en tête qu’à 86 reprises montre la domination de Lorenzo. Plus loin dans les chiffres, les saisons passés, Lorenzo était aussi le plus souvent en tête. Alors que Marquez a remporté treize manches la saison dernière, il n’avait pas été le plus souvent en tête (214 tours en tête seulement). En 2013, là encore Lorenzo était le plus souvent premier (236 tours en tête contre seulement 83 pour Marquez qui avait remporté le titre).

2015 aura donc été une année qui aura vu plusieurs pilotes remporter un titre différemment. Et pourtant, tous sont de grands champions.
Vivement 2016 pour une nouvelle année qui s’annonce encore plus belle !

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