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Présentation saison Moto2 (2/2)

Deuxième partie de notre présentation des pilotes Moto2 qu’il faudra suivre cette saison. Place est faite aux nombreux rookies qui pourraient bien rapidement se retrouver au premier plan.

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Nous commençons tout d’abord avec celui qui intéresse le plus les fans français. Fabio Quartararo quitte le Moto3 sur une saison décevante avec l’équipe Leopard. Annoncé trop rapidement comme le futur grand pilote de la moto française, Quartarato a connu deux années difficiles en Moto3. Tout d’abord dans l’équipe Estrella Galicia en 2015 avec une perte de confiance dans sa moto après le premier tiers de la saison, puis avec une blessure au pied sur la deuxième partie d’année. Surement mal entouré, le jeune niçois a quitté le giron d’Alzamora pour se réfugier chez Leopard. Pas le meilleur choix vu que la marque luxembourgeoise avait décidé de passer sur des KTM et de laisser les Honda. Quelques fois dans les meilleurs chronos dès les premiers essais, Quartararo a trop souvent été en retrait avec une moto qui ne lui convenait pas pendant que ses coéquipiers brillaient. Avec aussi des problèmes mécaniques (casse moteur, moto réglée pour le sec alors qu’il pleut, amortisseur cassé) a rapidement viré à la catastrophe. Et quand il pouvait enfin briller, il a manqué le podium pour quelques millièmes en Italie ou en Autriche. Mais le coup de guidon est là. On ne remonte pas une vingtaine de pilote en quelques tours comme il l’a fait en Italie ou en Australie pour s’installer en tête de course sans un minimum de talent. En Moto3, il fallait aussi être intelligent lors des fins de courses et être bien placé lors des débuts. Tout ce qui manquait à Fabio. Des départs souvent poussifs, des derniers tours plus difficiles après avoir voulu trop bien faire auparavant et le constat final a fait mal.

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Pour cette nouvelle année, Quartararo a trouvé chez Pons une moto qui peut lui convenir. Tout d’abord, la cylindrée de la catégorie et la taille de la moto lui conviendront mieux que la petite Moto3. Avec 1m76, le français est un pilote de grande taille dans les GP, là où beaucoup de pilotes ne dépassent pas les 1m70. Alors qu’il devait surveiller son poids en Moto3 (il était supérieur de 5kg au poids minimum autorisé machine-pilote), il est maintenant sous le poids minimum obligatoire. Son équipe devra ainsi lester sa moto et pourra répartir la masse où ils veulent, ce qui peut être un avantage pour le centre de gravité. Surtout son équipe Pons est une habituée de la catégorie. Après avoir fait briller Maverick Vinales et Alex Rins lors des trois dernières saisons, Quartararo aura la possibilité de suivre la trace de ses glorieux ainés. Même s’il ne faudra pas comparer trop rapidement les résultats du français par rapport au passé des espagnols. Souvent le pilote qui a le plus tourné pendant les essais, Fabio a pu aussi s’entrainer durant l’hiver sur une 600 CBR mis à disposition par son équipe. Semblable à sa Moto2, il a pu tourner et encore tourner durant les mois de pause. Sur les derniers essais de pré saison, il a souvent été proche des meilleurs chronos.

Le français peut espérer briller à quelques reprises et pourquoi pas viser une victoire ce qui lui a manqué en Moto3. Mais pour commencer, de bons tops 10 seront déjà de bons résultats avant de voir plus haut. N’oublions pas qu’il sera encore un des pilotes les plus jeunes de la catégorie et qu’il fêtera ses 18 ans dans quelques jours.

 

Son ancien coéquipier Andrea Locatelli n’était pas le plus connu en Moto3, mais il a eu de bons résultats lors de certaines courses avec deux podiums en Allemagne et en Australie. Mais trop inconstant sur la durée d’une année, Locatelli n’était qu’un outsider en Moto3. Capable d’être parmi les meilleurs sur un week-end comme d’être anonyme, il devra cette année comme Quartararo réussir à progresser sur l’ensemble d’un week end. Souvent auteur de très bons départs, Locatelli arrivait par le passé à prendre le bon groupe ce qui est un gros avantage pour pouvoir terminer les courses dans de bonnes positions. Dans l’équipe Italtrans, il aura comme coéquipier Mattia Pasini qui de son côté a beaucoup d’expérience. Un attelage jeune-ancien (20 ans pour Locatelli, 32 ans pour Pasini) qui pourrait faire parler la poudre.

Le benjamin de la catégorie sera cette année Iker Lecuona. Un nom inconnu sauf pour les fanatiques du championnat Moto2 CEV. Ce jeune espagnol a terminé la saison dernière dans l’équipe CarXpert après le licenciement de Dominique Aegerter. Né en 2000 Lecuona a rapidement pris mesure de la Moto2 et du niveau mondial en étant rapidement devant des pilotes bien plus expérimenté que lui-même s’il n’a marqué aucun point. Même s’il sera difficile pour lui de s’immiscer dans les meilleurs pilotes, il sera à surveiller vu qu’on l’annonce comme un très bon jeune pilote.

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Jorge Navarro est peut-être le rookie le plus attendu. Troisième du championnat du Monde Moto3 en 2016, Navarro quitte l’équipe espagnol Estrella Galicia et Emilio Alzamora pour se retrouver chez Fausto Gresini en remplacement de Sam Lowes qui est lui parti chez Aprilia en MotoGP. Navarro reste sur une très bonne année 2016 (comme la fin de l’année 2015), mais son principal défaut en 2016 est qu’il n’arrivait pas à conclure. Avec seulement deux victoires et cinq podiums au total, il a surtout été souvent au sol. Avec sept résultats blancs, il était difficile de remporter le titre du fait de son inconstance. Sa deuxième partie d’année a été très médiocre avec cinq abandons lors des sept dernières courses (malgré une victoire en Aragon). Comme la plupart des pilotes Moto3, ses positions n’étaient pas toujours très bonnes du fait des qualifications toujours compliquées dans la catégorie. Comme Fabio Quartararo, Jorge Navarro aimait bien faire ses chronos seuls en piste, malheureusement les résultats n’étaient pas toujours convaincants. Mais en Moto2, cela pourrait être un avantage par rapport aux autres rookies qui bénéficiaient du travail des autres pour prendre l’aspiration. Jorge Navarro peut être la bonne surprise de la saison, lui qui travaille et évolue tranquillement sans se mettre trop de pression.

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Pecco Bagnaia a quitté Aspar et Mahindra et découvrira la catégorie dans la nouvelle équipe Sky VR46 qui arrive en Moto2. Valentino Rossi s’impose de plus en plus dans les petites catégories, que ce soit avec son Academy (une petite quinzaine de pilotes de la VR46 Academy seront au départ des courses) avant de pourquoi pas arriver en MotoGP. Bagnaia a déjà porté les couleurs noirs et bleus de l’équipe il y a quelques années lors de l’arrivée du team en Moto3. Mais remercié pour manque de résultats, il revient par la grande porte dans la famille Sky-VR46. Avec deux victoires l’an passé, Bagnaia a réussi à se faire un nom grâce aux yeux du public, lui qui a remporté les deux premières courses pour la marque indienne Mahindra. Alors que Mahindra n’était pas vraiment attendu au premier plan, l’italien a toutefois terminé 4ème du championnat avec notamment quatre autres podiums. Un peu foufou en piste, il devra se canaliser maintenant qu’il a changé de cylindrée. Mais doté d’un très bon coup de guidon, Bagnaia pourrait rapidement se retrouver en lutte pour les podiums et secouer la catégorie par ses attaques toujours limites, mais si spectaculaire pour le spectateur neutre.

S’il pleut, vous pourrez jouer quelques euros sur Khairul Idham Pawi. Vainqueur surprise l’an passé en Argentine, le malaisien avait failli rééditer son exploit en Angleterre avant de chuter alors qu’il menait la course. Pawi restera pendant encore quelques temps comme la plus grosse surprise des GP en tant que vainqueur tellement personne ne le connaissait avant la saison dernière. Sous la pluie, son niveau est tout simplement exceptionnel. Rouler entre deux et trois secondes plus vite que ses adversaires ? Cela ne lui fait pas peur. Mais sur le sec, c’était plus difficile pour lui. Il ne devrait pas se mêler à la lutte pour le championnat, mais sur une ou deux courses suivant les conditions, il faudra compter sur lui. On a peut-être trouvé le nouvel Anthony West.

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Le dernier rookie qu’il faudra particulièrement surveiller est le champion du Monde Moto3, le sud-africain Brad Binder. Premier pilote de son pays à remporter la couronne mondial depuis Jon Ekerold en 1980, Binder a tout simplement survolé la catégorie l’an passé. Capable de remonter tout le plateau à Jerez, de remporter des courses en solitaire, de gagner après 20 tours de bagarre intense, de briller quel que soit sa position de départ, Binder était au-dessus du lot. Sept victoires et quatorze podiums, le tout en 18 courses face à une concurrence féroce, Binder arrivait toujours à s’en sortir quel que soit le scénario. Cette année, il reste dans l’équipe Ajo et disposera toujours d’une KTM. Mais alors qu’en Moto3, la marque autrichienne était au plus haut, on ne sait pas encore quel sera le niveau de la moto en Moto2. Comme Oliveira, il peut être la bonne surprise de la saison si sa moto arrive rapidement à se mettre au niveau des Kalex. Son année 2016 tout en confiance peut aider Binder à s’adapter plus facilement à la catégorie Moto2. Il sait maintenant qu’il a le niveau pour remporter des courses et jouer un championnat alors que ses adversaires ont souvent été inconstants.

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