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Re : Essai motogp A jerez 28/29/30 novembre -
01/12/2006, 11h59
ducati :
A Jerez, c’est d’abord Capirossi qui a tergiversé sur les réglages électroniques pour finalement reconnaître qu’il a du mal à adapter son style à la 800 cc. Stoner, quant à lui, découvrait son nouvel environnement et le caractère d’une Ducati Moto GP, moins facile qu’une Honda. Pour l’Australien, c’est la gestion moteur qui a fait l’objet de recherches.
Finalement, il n’y a vraiment que Barros pour être satisfait de ses essais. Revenu du Superbike, il a sans doute encore le jus nécessaire pour donner sur la piste, dopé par la satisfaction de découvrir une GP7 qui ne devait arriver pour lui qu’en 2007. Il a progressé à pas de géant avec ses Bridgestone pendant ces trois jours. Pour finir meilleur représentant de la marque.
Mais Ducati n’a jamais approché les Suzuki, restant l’usine la moins bien classée de ces essais. De quoi réfléchir à l’usine pour le réveillon, sur une GP7 qui, pourtant, a été la première des 800 cc à se faire connaître.
Suzuki
Qu’elle ait été enfin délogée du haut de la feuille des temps des essais qu’elle truste depuis Valence et Sepang, le manager du team Paul Denning n’en prend pas ombrage. Car il prévient : à Jerez, jamais ses pilotes n’ont chaussé la moindre gomme de qualification. Tous les temps ont été réalisés en condition de course.
D’un autre côté, on bosse d’arrache pied dans les stands : deux châssis testés, différentes configurations de moteur appliquées, la gamme Bridgestone passée en revue, le tableau de marche paraît impitoyable tandis que Vermeulen et Hopkins ont systématiquement aligné plus de 80 tours par jour. Avec, à chaque descente de la moto, des sourires épanouis dessinant leurs traits.
Suzuki n’a pas encore de quoi être serein mais peu commencer à penser à une année 2007 sympathique. Le travail va continuer pendant la trêve, avec l’étude d’une somme de données qui n’ont sans doute jamais été aussi efficacement emmagasinées.
Honda
Honda, à la différence de ses concurrents, a tout de suite opté pour une nouvelle machine. Non seulement du point de vue du moteur, imposé par la réglementation 800 cc, mais aussi pour ce qui est du châssis. Un cadre à l’aspect ramassé à l’avant et long dans sa partie antérieure. Honda, avec sa RC212V n’a pas fait dans la demi-mesure.
De fait, on aurait pu penser que sa mise au point allait prendre un peu de temps. A Sepang, Hayden a été appliqué et besogneux, signant des temps corrects. A Jerez, tout est allé crescendo jusqu’à la recherche, déjà, d’une performance pure par ailleurs couronnée de succès. Pedrosa quitte son circuit national avec le meilleur chrono absolu.
Certes, les pneus qualifs Michelin ont aidé, mais il est clair que la nouvelle moto du blason ailé s’élève déjà vers les sommets. Quant à Pedrosa, il est ravi. De son propre aveu, tout y est passé, du châssis au moteur sans oublier les gommes, le programme a été respecté dans ses moindres détails. Pas moins de 94 tours ont été parcourus avant de plier bagage pour l’hibernation du Moto GP. Les adversaires ont tout à redouter du réveil, le 22 Janvier 2007 à Sepang.
Yamaha
La Yamaha 800 qui se fait toujours appeler M1 n’est pas encore totalement connue. Les essais de Sepang et de Jerez ont certes été encourageants au niveau des chronos, mais les différents réglages de châssis, voire même l’étude de deux types de cadre différents, sont encore au stade de la réflexion. Il faut dire que chez les trois diapasons, on n’a pas vraiment envie de revivre le terrible début de saison 2006.
Points positifs relevés néanmoins par Rossi, l’absence de manifestation de toute forme de « chattering » et la grande réactivité de l’équipe technique qui, en une semaine, a fait de la moto une prédatrice du meilleur chrono. La bonne tenue d’Edwards est à ce titre révélateur.
Janvier 2007, à Sepang, devrait apparaître la véritable Yamaha qui fera la prochaine campagne, que le bretteur de Tavullia veut conjuguer sur le thème de la reconquête du titre.
Peut être sera-ce l’occasion de connaître la nouvelle identité de la fille d’Iwata, de même que son annonceur titre capable d’assurer sa dote. Puis il y aura l’étape de Losail, du 13 au 15 février, où il faudra conjurer le signe indien. C’est en effet sur ce circuit que, l’an dernier, le démon du « chattering » était apparu pour la première fois.
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