Coup double pour Suzuki
72e Bol d’Or | Les deux motos du Suzuki Endurance Racing Team (SERT) ont réalisé un doublé ce week-end lors de la 72e édition du Bol d’Or, courue dans des conditions météo changeantes qui ont occasionné de nombreuses chutes, sans gravité pour la plupart.

© Keystone | Julien Da Costa, à gauche, Matthieu Lagrive, au centre, et Vincent Philippe, à droite célèbrent leur victoire.
AFP | 14.09.2008 | 20:47
A cette occasion, le trio de pilotes français Vincent Philippe, Matthieu Lagrive et Julien Da Costa, en tête dès la première heure de course sur leur GSXR 1000 qui portait le N.1 du champion en titre, ont été sacrés champions du monde d’Endurance, à une épreuve de la fin de la saison, celle de Doha, prévue en novembre.
Pour les deux premiers cités, il s’agit du quatrième titre mondial, un record qu’ils partagent dorénavant en France avec Hervé Moineau, autant de fois sacré champion du monde de la spécialité dans les années 80.
Cette réussite pour Suzuki - il s’agit du 9e titre mondial glané par le patron du SERT, Dominique Méliand - s’accompagne d’une victoire inattendue en Coupe du monde Superstock (machines très proches de la série), également obtenue avant la dernière épreuve de Doha.
Le Qatar Endurance Racing Team, qui termine finalement à la 12e place du Bol d’Or est sacré avant la dernière course prévue à domicile.
24 chutes
Les Superstocks auraient d’ailleurs pu avoir leur mot à dire pour un podium au classement général (la première d’entre elles, la N.72 du Junior Team est classée 8e) tant les conditions climatiques - des pluies par intermittence - ont perturbé la course à partir de 23H00.
De cette fin de soirée jusqu’à 7 heures du matin, 24 chutes ont été enregistrées, dont celles du Team Kawasaki France, qui en a connu trois consécutives (et une dernière avant 14 heures) lui ôtant toute chance de figurer dans le haut du classement. Positionnée à 90 secondes derrière la Suzuki N.1 à 23 heures, elle se retrouvait 8e à 5 heures du matin, à 15 tours. Les trois pilotes de la Kawasaki N.11, (Silva, Mazuecos et Nigon) ont ainsi tâté du bitume, sans dommage corporel.
La Yamaha du GMT 94 n’a pas été mieux lotie. Un caillou, selon les explications de son team manageur, Christophe Guyot, a endommagé le radiateur de la moto qui tentait de défendre son titre acquis brillamment l’an passé. Une surchauffe moteur s’en est suivie et un arrêt au stand de près de 10 minutes qui, vers 19H00, alors qu’elle occupait le 4e rang, lui ont fait perdre onze place en une heure et surtout six tours.
Eperonnage
Vers 5 heures du matin, une petite glissade de Steve Plater, jusque là irréprochable sous la pluie et un éperonnage rarissime de Sébastien Gimbert, au guidon de la Yamaha, par la Metiss, alors en tête de la catégorie Open, qui venait de chuter, ont rendu la mission impossible.
Deux des principaux favoris étant relégués, un podium s’offrait alors à la Yamaha Austria, 3e aux essais et deuxième du classement général du championnat du monde. L’accrochage subi en début de course par l’Australien Steve Martin fut à peu près le seul souci rencontré par cette machine durant 24 heures.
Quant à la lutte pour la première place du Superstock, elle eut un dénouement inattendu. Pour faire remonter leur Honda CBR 1000 au classement général, les deux pilotes vedettes du Team Moto Revue, l’ancien champion du monde de cross et pilote de vitesse Jean-Michel Bayle et le double champion du monde Supersport Sébastien Charpentier avaient décidé de doubler leurs relais. L’opération était sur le point de réussir puisque la N.60 passa de la 25e place à 18 heures à la 6e à 5 heures du matin.
Hélas un jury international décida que le temps de repos n’avait pas été respecté pour Charpentier et infligea une pénalité de 20 minutes à la Yam jaune et noire qui termina l’épreuve à la 17e place.