MOTOcyclisme
Tom, centenaire de 22 ans

Image © Keystone
Au Japon, Tom Lüthi va vivre un événement ce week-end.
Dimanche - à 6h15, heure suisse - Lüthi prendra pour la 100e fois le départ d'un GP. L'occasion de jouer avec les chiffres.
Jean-Claude Schertenleib - le 23 avril 2009
Le Matin
GP du Japon
Motegi
Avant de s'élancer au Japon, Thomas Lüthi revient avec plaisir sur les nombreux grands prix de championnat du monde qu'il a disputés.
GP No 1
«Mon premier GP. Sur le Sachsenring, en ex-Allemagne de l'Est (21 juillet 2002). J'étais très, très, vraiment très nerveux. Tout était trop beau, trop grand, je n'y croyais pas. Et pourtant j'avais réussi la meilleure performance (26e) de tous les pilotes qui disposaient ce jour-là d'une wild card.»
GP No 3
«Alors ça, c'est le Portugal. Mes premiers points mondiaux. Je finis à quelle place? Neuvième, ça y est, ça me revient. Une course terrible, sous la pluie. Il n'y avait aucune adhérence et mon seul mérite, ce jour-là, c'est d'être resté sur mes roues.»
GP No 13
«Là, on est passé en 2003. C'est Catalunya? Mon premier podium? Incroyable: 14e sur la grille de départ, je termine deuxième entre Pedrosa et Dovizioso, des gars que je regardais à la télévision douze mois plus tôt.»
GP No 40
«2005, l'année du titre. Ma première pole position et ma première victoire, au Mans. Un week-end que je n'oublierai jamais. J'étais seul devant la meute et je savais que quelque chose de magique se passait.»
GP No 52
«Valencia, la course la plus difficile de ma carrière. Il y avait le titre mondial au bout de la route, mais j'étais obligé de terminer au pire parmi les 13 premiers si mon dernier adversaire pour le sacre - le Finlandais Mika Kallio - gagnait. Or il a gagné. Et moi, j'ai passé la course à éviter de me retrouver dans des groupes où les risques d'accrochage sont permanents. C'était terrible: je n'osais pas rouler comme je l'aurais voulu, mais je ne pouvais pas plus me permettre de me traîner.»
GP No 69
«Une année complète a passé. Nous sommes donc début 2007, mon premier GP 250, au Qatar. Cinquième sur la grille, je réussis un départ parfait et j'occupe le commandement l'espace des quatre premiers virages.»
GP No 99
«Le GP du Qatar d'il y a dix jours. Je viens de l'analyser avec mon chef technicien, Mauro Noccioli. Un GP très spécial, avec la pluie, le départ retardé, la distance raccourcie: une course sprint. Dans ces conditions, c'était aussi agressif qu'en 125. Et, à l'arrivée (6e), des bons points et une bonne opération, puisque je bats à la régulière Bautistá, l'un des grands favoris pour le titre cette année.»