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Re : Informations en Vrack
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Par défaut Re : Informations en Vrack - 02/05/2010, 05h49

Visite guidée du paddock

Image © Stan Perec


Le Continental Circus moderne, ce sont 2200 personnes. Qui doivent travailler, manger et... dormir
Jean-Claude Schertenleib - le 01 mai 2010,
Le Matin Dimanche


Il y a déjà plusieurs kilomètres que les forces de l'ordre, par de grands gestes, séparent ceux qui ont le droit de s'approcher encore, et les spectateurs, cantonnés dans des parkings à l'extérieur de l'enceinte du «Circuito de Velocidade de Jerez de la Frontera», et qui vont maintenant rejoindre à pied la place qu'ils ont réservée depuis longtemps. Pour les autres, ceux qui arborent pendus au rétroviseur de leur voiture de location un laisser-passer «parking» et, tout aussi pendu autour de leur cou, un passe personnel, ont le droit de poursuivre: «Entre les membres des équipes et les partenaires techniques, nous comptons un peu plus de 1600 personnes», explique Mike Trimby, le secrétaire général de l'Association des teams, qui fournit à Dorna, la société qui gère les droits commerciaux des GP, le plateau.
Trois zones différentes
Si l'on ajoute les gens de presse, de télévision, le service de promotion et de sécurité, cela fait plus de 2200 personnes qui se retrouvent régulièrement dans le paddock. Une surface partagée en trois zones, que l'on approche via un portail de sécurité où votre laisser-passer est contrôlé électroniquement.
Directement sur votre droite, le quartier des motor-homes, où les pilotes vivent, où ils dorment, où ils se préparent; cette année, on y compte 25 véhicules nord-américains de grandes dimensions et une trentaine de motor-homes plus modestes. C'est, en principe, le royaume de la porte fermée, même si les chasseurs d'autographes qui ont eu la chance d'obtenir le fameux sésame qui leur permet d'accéder au paddock tournent en rond.
Un peu plus loin, c'est le choc des couleurs. Celles des différentes hospitalities, restaurants mobiles formés parfois de deux remorques de camion, reliées entre elles par une structure en dur qui fait office de salle à manger. Nouveau quartier, nouvelles règles: vous n'entrez pas partout si facilement. Alors, les plus importantes des 2200 personnes qui forment le Continental Circus moderne affichent, sur leurs laisser-passer permanents, différents stickers au nom des différentes marques; pour eux, pas de soucis: ils peuvent choisir leur menu! Les autres? Certains ont leurs habitudes, voire leur table réservée à l'année. Mais il y a aussi ceux qui n'ont que le droit... de faire la queue derrière une baraque qui propose des hamburgers d'un goût douteux et d'une couleur qui ne l'est pas moins.
116 camions!
Vous avez vu où stars et moins stars dorment et mangent, découvrons maintenant où l'essentiel du travail est effectué: les stands. Les camions des équipes (116 véhicules, cette année) sont alignés au cordeau à l'intérieur du paddock. On pénètre dans les stands - si on y est autorisé, bien sûr - par une porte de fer, pour découvrir d'abord un endroit où sont alignés les ordinateurs qui digèrent les milliers d'informations recueillies par le système de télémétrie installé sur les motos. Devant, une fois le rideau de fer relevé, tout est propre, parfaitement rangé, chaque geste est précis, tout doit être terminé pour l'heure H... 11 heures, ce dimanche, pour la classe 125. 12 heures 15 pour Lüthi, Aegerter et consorts en Moto2. 14 heures pour Maître Valentino Rossi et ceux qui rêvent de l'inquiéter.

Convivialité et efficacité
Depuis quelques années, les barrières, les gorilles - autour de Valentino Rossi - et les panneaux d'interdiction se sont multipliés sur les portes d'entrée des stands des meilleures équipes du monde. Rien de cela dans le team Technomnag-CIP qui aligne deux pilotes (le vainqueur du GP du Qatar, le Japonais Shoya Tomizawa, et le Suisse Dominique Aegerter) en Moto2: «Chez nous, il n'y a pas d'écriteaux «staff only», rigole le Français Gilles Bigot, chef technique de l'équipe. «Je crois qu'il faut redonner une dimension humaine à notre système. Donc, vive la convivialité! Même si...» Même si? «En cas de coup dur pendant une séance d'essais, j'attends de nos invités qu'ils se fassent discrets.» L'équipe technique? Ils sont sept, pour deux pilotes: «Je dirige l'équipe, nous avons un spécialiste qui s'occupe de l'acquisition électronique des données, un spécialiste de la suspension - l'ancien pilote italien Gabriele Debbia -, plus deux mécanos supplémentaires par pilote.» L'outillage? «Rien qui ne se trouve pas dans le commerce.»

Salades et pasta
Parce qu'il convient de recevoir dans les conditions les meilleures les invités, les hospitalities, restaurants mobiles, n'ont cessé de prendre du volume ces dernières saisons. Depuis trois ans maintenant, un emplacement fermé est ainsi réservé pour les teams MotoGP: «Parce que ceux qui soutiennent financièrement les meilleures équipes du monde doivent avoir plus de droits que ceux qui aident des teams moins importants», dit-on chez Dorna, la société espagnole qui gère les GP. Dans ces structures où l'air conditionné règne en maître, on sert des centaines de repas - parfois de très haute volée - par week-end. Mais dans ce domaine aussi, il y a... plus simple: «Nous achetons à l'année une vingtaine de places dans une hospitality que nous partageons avec deux autres teams», explique Alain Bronec, le propriétaire de l'équipe de Dominique Aegerter: «Si, lors d'un GP particulier, nous avons un plus grand nombre d'invités, nous passons une commande supplémentaire, tout simplement.» Le menu habituel? Un buffet de viande, de pâtes (le cuisinier est italien) et de salades.
Boules Quiès et promiscuité
Parce que le microcosme du Continental Circus n'est que le reflet, en miniature, du monde dans lequel nous vivons, on y trouve, bien sûr, riches et moins riches. Donc luxe et simplicité, lorsqu'on se promène dans le quartier où... l'on essaie de dormir. Au salon de cuir du motor-home américain de Valentino Rossi, Dominique Aegerter, l'espoir suisse, répond par un véhicule commun: un Fiat Ducato Turbodiesel de 2,8 litres de cylindrée: «Mais qui tape les 150 km/h», sourit Dominique. De Rohrbach, dans le canton de Berne, à Jerez de la Frontera, à l'extrême sud ouest du continent, 21 heures de conduite pour le père du pilote: «Pour ce GP et celui du Portugal, je m'offre l'avion; pour les autres courses, je partage le volant avec papa.» Le bruit, la veille de la course? «Pas de soucis, je mets des boules Quiès! Papa dort dans la couchette avant - suspendue en dessus de la cabine -, moi je suis derrière. Le matin, il nous arrive de nous préparer le petit-déjeuner, mais le plus souvent, nous prenons nos trois repas à l'hospitality de notre équipe.»


mange un castor tu sauves un arbre
   
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