MOTOCYCLISME
C’est un ver vaudois!

Image © Keystone
Aussi bien en Allemagne qu’en République tchèque, Lüthi n’a pas pu défendre normalement ses chances.
C’est une pièce électronique fabriquée à Roche qui a causé bien des soucis à Lüthi en Allemagne et à Brno.
Jean-Claude Schertenleib - le 27 août 2010, 22h35
Le Matin
Le charme de la classe Moto2 – la nouvelle catégorie des GP est nettement la plus spectaculaire de toutes – provient essentiellement de l’équilibre de ses forces. Mêmes moteurs et mêmes pneumatiques pour tous, c’est le mariage entre le pilote et le châssis qui fait la différence. Ceci en théorie.
La gamberge
Mais voilà, lors des deux derniers GP, plusieurs pilotes (et pas des moindres) ont connu des soucis incompréhensibles. Parmi eux, Thomas Lüthi: «Quand on attaque comme jamais, que l’on prend tous les risques et que les chronos ne descendent pas, il y a toujours des moments de gamberge», expliquait Tom, il y a deux semaines. Quelques minutes après l’arrivée du GP de la République tchèque, il avait lâché: «Le ver est dans la pomme. Il faut l’extraire!»
Même question, même embarras
Au même moment, quelques stands plus loin, le Japonais Shoya Tomizawa se posait les mêmes questions, pendant que l’Italien de Lugano Roberto Rolfo se demandait encore pourquoi sa moto s’était arrêtée soudainement, alors qu’il venait de s’emparer de la deuxième place. Que s’est-il passé? Un coup de malchance à la loterie des moteurs. Les propulseurs – construits par Geo Technology à Roche/VD – sont attribués par tirage au sort pour trois GP. Et même si les différences de puissance sont ténues, d’autres soucis peuvent survenir: «Là, c’est un problème électronique», explique Therrel Thien, le patron du team de Tom. «Un capteur ne fonctionnait pas normalement sur le moteur que nous avons utilisé au Sachsenring, à Brno, et que nous utilisons encore ici à Indianapolis. Avec pour conséquence des erreurs de calculs au moment du mélange entre l’air et la benzine. La pièce en cause a été remplacée.» Malgré cela, hier soir, Tom a dû se contenter du 15e temps des premiers essais libres.