GP D'ARAGON
Tom: adieu grasse matinée

Image © Keystone
Tom Lüthi a dû se lever plus tôt que d'habitude pour découvrir le circuit d'Alcañiz.
Lüthi, qui n'a jamais été un lève-tôt, doit modifier son horloge biologique. La faute au nouveau format des essais.
Jean-Claude Schertenleib - le 17 septembre 2010, 21h04
Le Matin
Alcañiz
«Pourquoi passer en 250? Simple, j'ai regardé le programme d'une journée type de GP et j'ai choisi la catégorie qui me permettait de dormir le plus longtemps le matin.» C'était il y a quatre ans. Thomas Lüthi, champion du monde 125 l'année précédente, confirmait son passage à la catégorie supérieure.
Trois fois 40 minutes
Lui qui est plus oiseau de nuit que du matin allait même applaudir des deux mains lorsque, pour des questions économiques, les organisateurs du championnat du monde décidaient de supprimer la séance d'essais libres du vendredi matin: «Cela fera une grasse matinée de plus», rigolait alors Tom.
Tout cela est du passé. La classe 250 a été avantageusement remplacée par la catégorie Moto2 et, à l'occasion de ce premier GP d'Aragon de l'histoire, un nouveau format des essais est proposé: trois séances libres de 40 minutes, contre deux d'une heure jusque-là. Et comme ce sont désormais Tom et ses collègues qui ouvrent les feux, «eh bien, j'ai perdu deux heures de sommeil!» rigole Lüthi, huitième de cette première journée, après avoir notamment signé le quatrième chrono d'une séance de l'après-midi tronquée par la pluie: «Plus sérieusement, c'est bien d'avoir une séance de plus, pour travailler, mais la durée de 40 minutes est un peu juste, spécialement sur un tracé comme celui d'Aragon, où il faut près de 120 secondes pour couvrir un tour. Si l'on part sur une base technique qui n'est pas bonne, on a très peu de temps pour réagir.»
Par bonheur, la base semble bonne ce week-end. Et ce nouveau circuit fait l'unanimité: «Il y a de tout, des montées, des descentes, des virages en aveugle qui se referment, c'est très, très difficile. Mais c'est fabuleux quand on maîtrise. Quel plaisir!»
«Un défi permanent»
Maîtriser 5078 mètres de difficultés, voici donc la mission de cette fin de semaine: «A chaque tour, je découvre de nouvelles petites choses. C'est un défi permanent», reprend Tom. Qui ne parlera plus du drame d'il y a quinze jours, la mort en course de son copain Shoya Tomizawa: «Jamais je n'avais subi un choc aussi fort», lance-t-il en aparté. Avant de repartir dans son stand. Chercher ces fameuses nouvelles petites choses...