MOTOCYCLISME
Tom et la «suissitude»

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Il y a désormais 80% de chances que Lüthi roule pour Suter dès 2011!
Jean-Claude Schertenleib - le 21 septembre 2010, 21h34
Le Matin
MOTO2
TURBENTHAL
On dit qu’il n’y a que les imbéciles qui ne changent jamais d’avis. Daniel-M. Epp, le mentor de Thomas Lüthi, n’est pas un imbécile, bien au contraire. Et il comprend chaque semaine un peu plus que le choix effectué il y a douze mois – choisir une Moriwaki japonaise, plutôt qu’une Suter de construction suisse pour la nouvelle classe Moto2 – n’a pas été le meilleur.
Un concept complet
Restait, pour lui, à trouver la bonne formule pour ne pas subir les railleries de ceux qui le taquinaient sur le sujet depuis plusieurs mois: «J’ai parlé avec beaucoup d’équipes qui alignent cette année déjà des motos construites à Turbenthal; je regarde aussi ce qui se passe sur la piste, j’écoute ce que disent mes partenaires», explique Daniel-M. Epp, qui est sur le point de changer totalement d’avis à propos du «sérieux» d’Eskil Suter. «Techniquement, il n’y a rien à dire sur son travail», reprend l’homme d’affaires suisse, basé en République tchèque. Qui saute même sur l’occasion pour dévoiler le concept qu’il entend développer l’an prochain: la «suissitude!»
«Jusqu’à présent, c’est quoi l’image de la Suisse? Les montagnes, un chalet de bois et la fondue! Moi, je veux que l’on parle de précision, de haute technologie, de performances de pointe. Dès lors, Thomas Lüthi, le pilote suisse le plus populaire, celui qui génère le plus de retombées médiatiques, doit piloter une moto suisse.»
Garanties exigées
Reste le plus important, désormais. Pour que la décision, prise à 80%, devienne concrète, il faut des garanties de Suter Technology: «A Turbenthal, ils doivent comprendre qu’ils ont, eux aussi, tout à gagner en travaillant avec nous. Sur le plan de l’image, nous pouvons ensemble créer un événement grandiose.»
Lüthi, l’icône de la haute performance made in Switzerland?

