MOTOCYCLISME
Lüthi, le premier jour J

Image © Keystone
Thomas Lüthi a obtenu la septième place hier lors des essais.
Dans une catégorie où une douzaine de pilotes peuvent prétendre au titre mondial, il s'agira d'être présent d'entrée de jeu. Dès ce soir, pour les essais qualificatifs.
Jean-Claude Schertenleib - le 18 mars 2011, 22h56
Le Matin
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Depuis le début de l'année, depuis qu'il a troqué sa Moriwaki pour une Suter, Thomas Lüthi a toujours figuré dans le top 6 des différents essais. «Sauf aujourd'hui, mais il y a des explications.» Le champion du monde 125 cm3 de 2005 répète à l'envi que la régularité sera la clé du succès. Cette année plus que jamais. Il le dit, mais il sait aussi que les discours ne valent pas grand-chose, s'ils ne sont pas concrétisés par des faits. Alors, il a compris que ce samedi - entre 16 h 55 et 17 h 40, heure suisse -, il jouera déjà une carte importante lors des qualifications du GP du Qatar, le premier de la saison: «Il n'y a plus que trois places par ligne dès cette année, une de moins que dans le passé. Sur le papier, notre tâche est encore plus exigeante. Ce changement a été opéré pour des questions de sécurité; en théorie, il y aura un peu plus d'espace entre nous pour les premiers mètres de course. Quant à savoir à quoi ressemblera le premier freinage, rendez-vous dimanche.»
Fameux premier freinage
Thomas Lüthi a déjà son regard tourné vers la course. Même s'il sait qu'avant ce fameux premier freinage, il y aura les essais qualificatifs du jour. Et que l'écart creusé hier par l'Allemand Stefan Bradl (8 dixièmes de mieux que tout le monde) semble signifier qu'une des trois places sur la première ligne est déjà réservée: «A voir, rigole Lüthi, car aujourd'hui, je crois que nous n'avons pas tous fait les mêmes choix.»
Sérénité et solidité
Du secret dans l'air? Non, juste la gestion différente des moyens à disposition, puisque le nombre de pneumatiques est limité (16 pneus slick par grand prix, 7 pour la roue avant, 9 pour la roue arrière) dans la catégorie. «De notre côté, nous avons préféré économiser, pour avoir plus de possibilités lors des qualifications. Et je ne suis pas sûr que Bradl a fait la même chose.»