Suter - Edwards: la guerre des mots
Motocyclisme
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A Indianapolis, l'Américain Colin Edwards avait qualifié sa Suter-BMW de "saloperie". A Misano, Eskil Suter lui répond, et rappelle que le team qui emploie l'ancien double champion du monde superbike doit encore plus de 500'000 frs à son entreprise.
Par Jean-Claude Schertenleib. Mis à jour le 15.09.2012

Colin Edwards.
Image: Keystone
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La surprise a été totale jeudi soir dans le paddock de Misano, lorsque le team Forward Racing a annoncé qu'il avait prolongé d'une année sa collaboration avec l'ancien double champion du monde superbike, l'Américain Colin Edwards. Annonce surprise, dans la mesure où Edwards passe son temps depuis le début de la saison à critiquer son matériel - la Suter-BMW CRT - et qu'il semble de moins en moins motivé.
Hier, sur le site du magazine spécialisé alémanique Speedweek, Eskil Suter a répondu aux critiques: "Edwards se surnomme la tornade du Texas, il n'est plus qu'un simple souffle de vent. Après le GP de Brno, j'ai repris les données de télémétrie que nous avions relevées l'an dernier lors de tests, avec le Finlandais Mika Kallio au guidon.
Eh bien, même si notre pilote de test de l'époque disposait d'un moteur nettement moins bon que celui qui équipe notre machine aujourd'hui, il était dans chaque virage 5 km/h plus rapide qu'Edwards en 2012. Ces chiffres prouvent que ce n'est pas un souci de gestion du système de contrôle de traction qui handicape Edwards, mais bien qu'il n'a plus le courage et la volonté de se donner."
Bonjour l'ambiance. Et ce n'est pas fini: alors que, jeudi soir toujours, il n'a pas été répondu à la question: "De quelle machine disposerez-vous en 2013?", Eskil Suter, le PDG de l'entreprise d'ingénierie installée à Turbenthal, semble avoir une idée: "Avant de parler de demain, le team Forward doit juste se rappeler qu'il a encore un compte ouvert de plus de 500'000 francs chez nous!"