D'un côté c'est KTM. Avec eux, rien de surprenant. Souvenez vous Arnaud Vincent et Roberto Locatelli en 125cc en 2003!!
Une interview dans L'Equipe de demain:
Citation:
« La presse germanophone rapporte que c'est vous qui avez sollicité cette rupture avec KTM, c'est la vérité ?
Exactement. Je suis allé voir mon patron (Stefan Pierer) samedi après-midi (à Spielberg) après mûre réflexion. Cela fait huit mois que l'on fait le maximum (pour améliorer la moto) et on n'a pas fait le moindre pas en avant donc la situation est compliquée. Je suis malheureux de cette moto. C'est ma passion et sentir que je ne peux pas y arriver, descendre en étant systématiquement triste de la moto, ce n'était plus possible. Voilà pourquoi j'ai décidé d'aller de l'avant car ce n'est pas comme ça que je veux courir.
Il était vraiment impossible de rendre cette moto compétitive ?
Ça a été mon discours au début de l'année : "ça ira mieux à la prochaine course, on va trouver des solutions". Mais, là, plus de la moitié de la saison est passée, il fallait prendre une décision. Il faut aussi que je m'ouvre à d'autres opportunités, même si elles ne sont pas présentes pour le moment et que ça semble bouché pour 2020. Mais continuer pour le bon salaire que m'offre KTM, courir seulement pour de l'argent, ça aurait été ne pas me respecter. Et ça, ce n'était pas possible. Je veux me battre pour des podiums.
Vous évoquez la saison 2020. Avez-vous des pistes pour retrouver un guidon ?
Il est trop tôt pour en parler. La manière dont j'ai pu discuter avec KTM a été franche et sincère, je pense qu'ils ont apprécié ma manière de faire et qu'ils ont respecté ma décision même s'ils ont été un peu surpris. Mais ils voient que je n'arrive pas à me sortir de cette difficulté.
Le patron de KTM Stefan Pierer dit de vous sur le site Speedweek que vous êtes en « burn-out », que vous avez atteint vos « limites psychologiques »...
Non, loin de là. Je suis bien conscient de là où j'en suis et de là où je veux aller. Je crois que ce site a exagéré les propos de Pierer. Comme je l'ai dit sur mon compte Twitter, je fais le plus beau métier du monde, avec le sourire, et je veux me battre pour des podiums. Mais ces derniers temps, les gens me disaient souvent : "tu fais partie des 24 meilleurs pilotes au monde, tu as une belle moto, tu gagnes bien ta vie mais tu as l'air triste." Oui, c'est frustrant de ne pas se battre pour ses objectifs.
Avec le recul, regrettez-vous votre décision de rejoindre KTM, une écurie qui a peu d'expérience en MotoGP ? Cela avait surpris les observateurs l'an dernier.
C'est une décision qui avait été prise avec mon ancien manager (Laurent Fellon). C'est du passé, ça ne sert à rien de regretter. C'est un choix que j'ai assumé, comme j'assume celui que je fais aujourd'hui. J'espère me libérer de quelque chose. C'est un gros pari, je joue mon va-tout.
Vous n'avez vraiment aucun plan B ?
Ah non (rire). Ça aurait été plus facile si j'avais une option B. Mais en me battant pour KTM, ce n'était pas possible d'aller chercher un contrat ailleurs en sous-main. Je n'ai pas de manager et je n'ai pas le temps. Je fonctionne peut-être de manière trop honnête pour ce milieu mais c'est comme ça.
Comment envisagez-vous la fin de la saison ?
Je vais faire le meilleur travail possible pour KTM, je reste concentré. Je n'ai rien contre KTM, cela reste mon équipe jusqu'à la fin de la saison. Peut-être qu'en m'ôtant ce poids, je vais mieux performer.
Craignez-vous de devoir mettre un terme à votre carrière si aucune opportunité ne se présente pour l'an prochain ?
Un terme à ma carrière, non. Mais ne pas courir en MotoGP en 2020, oui, il y a quand même une crainte. »
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