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GP du Qatar

Trois GP en trois semaines, quel programme pour nos pilotes préférés. Après le Japon et la Malaisie, c’était au tour du Qatar d’accueillir le petit monde des Grands Prix Moto pour un week-end entre amis.
En effet, perdu dans un océan de sable et accueillant pour la 2ème année de suite les GP Moto, le circuit du Qatar n’est pas ce que l’on peut appeler une réussite si l’on en juge le nombre de spectateurs: quelques milliers pendant 3 jours alors que les circuits européens enregistrent ce nombre d’entrées en seulement quelques dizaines de minutes.

A la décharge des Qatari on peut se demander si le nombre d’entrées serait aussi élevé sur les autres circuits si le nombre de places en tribune était limité à quelques centaines et si ces même places enregistraient des températures d’environ 40 degrés à l’ombre.
Mais les pilotes n’étaient pas là pour savoir si le nombre de spectateurs allait être plus important que l’an dernier, ce qui les tourmentait c’était de savoir s’ils allaient retrouver la même piste sablonneuse qu’ils avaient découvert sans grande joie l’an dernier. Ils ont poussé un ouf de soulagement jeudi après les premiers essais. Bien que toujours très piégeuse hors trajectoire, la piste semble avoir gagné en grip. Les jeunes records du circuit vont pouvoir tomber!

Et c’est ce qui s’est passé dans les 3 catégories. Les 125 l’ont joué douce en améliorant de seulement quelques centièmes de seconde (la pole revenant à Kallio maître de l’exercice cette saison), les 250 ont joué un peu plus fort de la poignée en améliorant d’une seconde pleine (Lorenzo qui voulait marquer son retour après suspension) tandis que les MotoGP ont carrément enlevé les pneus cross de l’an dernier pour chausser de vrais slicks et écraser le temps de la pole 2004 de plus de 2 secondes (Et Capirossi réussissant par la même occasion sa troisième pole position de suite sur la Ducati/Bridgestone)!

Mais le lendemain les pilotes allaient être confrontés à une inconnue dont ils se seraient bien passés: un vent à en soulever les jupes des Umbrella Girls (heureusement pour les habitants du Qatar, les UG n’ont pas le droit de porter de jupe dans leur pays).
Si l’horaire était un peu différent de d’habitude (+1 heure afin d’adopter les mêmes horaires qu’en Europe), l’ordre des courses était le même qu’à l’habitude et les 3 catégories se sont élancées dans l’ordre suivant: 125, 250 et MotoGP pour finir.

MotoGP: Capirossi? Melandri? Gibernau? Mais non! Rossi…
Où qu’il soit sur la grille, Rossi est toujours présent aux avant-postes en course. En 2004, il s’est vu rétrogradé en fond de grille avec Max Biaggi car ces deux là avaient nettoyé leurs places sur la grille… Agacé par cela, Rossi avait chuté en course après une remontée superbe et s’était juré de faire payer à Gibernau le fait que son équipe avait porté réclamation contre lui suite à ce balayage sur la grille de départ. Après de meilleurs essais qu’au Japon et qu’en Malaisie, le champion italien retouvait la première ligne de la grille de départ mais avait tout de même devant lui Capirossi qui n’arrête plus de faire des poles positions sur sa surpuissante Ducati et un Sete Gibernau bien plus à l’aise aux essais qu’il ne l’est en course. Surtout, Capirossi et Gibernau ont été les seuls à descendre sous la barre des 1.57 et Capirossi reste sur 2 victoires consécutives au Japon et en Malaisie tandis que Gibernau est le vainqueur du GP du Qatar 2004.

 

RIEN n’est assez difficile pour faire douter Rossi. Alors qu’il a l’air de s’intéresser de plus en plus aux résultats et aux performances des pneus Bridgestone, Rossi sait qu’il court avec des Michelin et que donc il n’a pas à envier les autres en ce moment, mais plutôt à travailler avec le manufacturier français afin de remettre les pendules à l’heure et remonter sur la plus haute marche du podium: son lieu de résidence préféré.

 

Dès le départ, un paquet composé de Capirossi, Rossi, Gibernau, Melandri, Edwards et Hayden a eu l’air de se détacher du reste de la meute. Capirossi a peu à peu lâché prise de la tête de course avant de faire une erreur à l’approche d’un virage et a tiré tout droit. Il a pu repartir sans chuter mais à perdu trop de temps dans cette séance de jardinage et terminera la course en 10ème position.
Ce fut ensuite au tour d’Edwards de perdre dixième après dixième et laisser ainsi en découdre Gibernau, Rossi, Melandri et Hayden pour la victoire.
A son habitude, Gibernau a vite pris la tête de la course et a creusé un écart d’une seconde avec Rossi et Melandri qui luttaient pour la seconde place. Mais alors qu’on aurait pu penser que l’Espagnol tenait enfin sa première victoire de la saison, il a roulé un tout petit peu moins vite qu’en début de course tandis que Rossi et Melandri augmentaient leur rythme.

La jonction se faisant sur Gibernau, Hayden a cravaché un bon coup afin de se retrouver dans la roue de Rossi qui venait de se faire passer par un Marco déchaîné qui voulait plus que tout finir pour la première fois 1er d’une course MotoGP. Pour ce faire et pour certainement éviter d’avoir à en découdre dans les derniers tours avec Rossi, Marco attaqua le vice-champion du monde de façon musclée dans une enfilade et se vit obligé d’écarter un petit peu à l’entame du virage suivant.

Suffisant pour Gibernau qui s’engouffra dedans mais qui se fit surprendre par la trajectoire beaucoup plus glissante qu’il avait du emprunter et a été obligé de tirer tout droit afin d’éviter la chute. Mais comme Capirossi, les graviers (enfin, les cailloux) n’ont pas fait de cadeaux à Gibernau et il reprit la course en 5ème position derrière Edwards mais trop loin pour pouvoir ramarrer ce dernier.

Devant on trouvait donc Melandri et Rossi suivis de Hayden. Mais les 2 Italiens augmentèrent encore une fois de rythme et c’en était trop pour l’Américain qui ne pouvait plus suivre. S’en suit un joli dernier tour qui aurait pu finir très mal pour Melandri (voire pour les 2 pilotes) car Marco a tenté de passer Rossi dans un trou de souris mais à son tour il s’est fait surprendre par la partie hors tajectoire de la piste et a dû élargir un petit peu dans l’herbe. Rossi pouvait donc fêter son titre de Champion obtenu une semaine plus tôt par le meilleur des moyens: une victoire. Une 52ème victoire en catégorie reine plus précisément (donc seulement 2 de moins que Doohan) et la 10ème de la saison sur sa Yamaha.

Rossi, Melandri, Hayden, Edwards, Gibernau. Voici donc pour l’ordre de ce GP. Suivent un peu plus loin Checa (pneu arrière trop dur pour en découdre avec les premiers) et Nakano (satisfait de sa septième position après de grosses désillusions au Japon -casse moteur- et en Malaisie -chute provoquée par Gibernau-).
Elias finit 8ème après une course en deux temps: une première partie de course lente du fait de problèmes avec le plein et une seconde partie de course rapide le réservoir se vidant.
Barros finit 9ème devant Capirossi et parle d’une de ses plus mauvaises courses de la saison tandis qe le vainqueur des 2 prcédents GP se dit toutefois content de ramener quelques points qui pourront s’avérer précieux pour la lutte pour la seconde place au championnat.
Roberts Jr, Rolfo, Byrne, Xaus et Ellison ferment le classement et Battaini et Hopkins (qui s’est arrêté aux stands afin de changer de pneu arrière) finissent à 1 tour.
A noter le très mauvais week-end de Biaggi qui était classé en 13ème position après les essais et qui a du abandonné en course à la suite d’un problème électronique.
Tamada a lourdement chuté en course mais devrait être présent dans 2 semaines en Australie.

125: "Pas de consignes d’équipes"… a-t-on voulu nous faire croire…
Equation simple, si Kallio voulait reprendre la tête du championnat des huitièmes de litre, il lui fallait marquer plus de 8 points que Thomas Lüthi. Le Finlandais était confiant, il y avait 8 pilotes intercalés sur la grille entre lui et son rival suisse et surtout ses 2 coéquipiers juste à côté de lui sur la première ligne de la grille de départ (Talmacsi 2 et Simon 4). Confiant, Kallio n’a pas raté son départ et a fait fi du vent pour attaquer les premiers virages comme si on en était dans le dernier tour.

A ce petit jeu dangereux, seul Talmacsi n’a pas craqué et a réussi à accrocher la roue de son chef de file. Derrière, malgré un magnifique départ qui le propulsait de la 10ème place sur la grille à la 3ème place, le jeune toulousain Mike Di Meglio se voyait bien parti pour accrocher la tête de course mais malheureusement, une attaque trop prononcée de Pasini sur son Aprilia Nocable allait mettre fin non seulement fin aux ambitions du pilote Honda Scott mais également à celles de tous les autres qui composaient ce groupe.

 

Seul Simoncelli qui malgré un départ moyen (10ème au 1er tour) allait faire son chemin vers la tête de course et réussir à se mettre à l’abri des autres pour ravir la troisième place lors du cinquième tour et la garder jusqu’au drapeu à damier. Si les positions n’ont donc que très peu changé pendant quasiment toute la course pour les prétendants au podium, derrière ce ne fut pas la même avec un groupe de 7 pilotes qui ont animé la course comme on en a l’habitude en 125.

 

Lüthi pas trop à son aise pour une fois a tout tenté pour accrocher la 4ème place finale mais n’a jamais réussi à se débarrasser de Mike Di Meglio en grande forme qui a fait certainement sa plus jolie course depuis qu’il est en GP, de Poggiali qui a l’air de piloter sa Gilera de mieux en mieux, de Pasini qui lui non plus ne veut pas laisser les autres s’envoler au championnat, d’Hector Faubel qui fait de jolies courses depuis quelques semaines et de Julian Simon qui aurait pu faire certainement aussi bien que ses 2 compaires de chez KTM s’il n’avait pas fait quelques erreurs qui lui ont coûté de précieuses secondes.

Fabrizio Lai a longuement perturbé l’ordre de ce groupe mais par deux fois il est allé tater le gazon synthétique du bord de piste et a du lâcher prise.
Pendant ce temps, Talmacsi est resté très sage derrière Kallio et on voyait bien qu’il attendait la fin de course pour tenter de passer son coéquipier. Mais 3 tours avant la fin, toujours rien. 2 tours avant, non pas encore. Dernier tour, pas d’attaque. On en vient à se dire que le Hongrois veut faire le jeu de son équipier pour le championnat et qu’il ne tentera rien. Oui cela semble se confirmer dans le dernier virage, Talmacsi reste en seconde position et entame la ligne droite bien sage derrière Kallio.

Tout le monde exulte de joie dans le stand KTM. Lüthi en difficulté, Kallio va reprendre la tête du championnat et aura de précieux points d’avance.

ET BIEN NON! Le Hongrois n’est pas comme ça! Ancien boxeur, souvent animateur du paquet grâce à des attques viriles, il a su se montrer fin tacticien pour doubler Kallio sur la ligne d’arrivée. Talmacsi nous aurait-il démontré qu’il n’y avait vraiment pas de consignes d’équipes chez les oranges? A en voir l’air dépité des mécanos et surtout d’Harald Bartol, on est sûr que le Hongrois va devoir s’expliquer longuement sur son dépassement "à la OJ".

Son explication? Des plus simples: "J’ai tenté un dépassement sur Mika et à ce moment précis j’ai vu s’avancer le préposé au drapeau à damier et c’était fini. J’ai été plus que surpris car je croyais qu’il restait encore un tour."
Avec Lüthi qui finit 6ème, ce ne sont donc pas 15 points comme il aurait voulu, mais 10 que Kallio a repris ce samedi à son rival Honda. Il reprend donc la tête du championnat mais ne compte que 2 points d’avance sur le Suisse et 45 sur Talmacsi alors qu’il en reste 75 à distribuer. Malin le Hongrois, il garde ainsi un petit espoir à ravir le titre aux 2 favoris.

Un grand bravo à Mike Di Meglio qui a réussi à accorcher la première place du groupe de poursuivant et ainsi la 4ème place du GP quelques secondes derrière Simoncelli. De bons essais, de bonnes courses, ces derniers temps, le jeune Français a enfin l’air de trouver petit à petit son rythme et il serait bien pour lui de concrétiser avec un podium d’ici à la fin de saison. Mais il va falloir se dépécher vu qu’il ne reste plus que 3 courses.

 

 

 

250: Le titre était joué d’avance? Pas pour Stoner…
 "Pedrossi", "La machine à gagner", "Babynator", tous les surnoms de Dani Pedrosa ne sont plus d’actualité. Tous les yeux sont désormais tournés sur Casey Stoner et son aprilia LCR qui n’ont qu’une envie: rafler le titre à son rival Espagnol et sa Honda. Et pour y arriver alors que la fin de saison approche, Stoner n’a qu’une tactique: gagner toutes les courses jsuqu’à Valence afin d’avoir peut-être la chance de se voir couronner Champion du Monde 250 début novembre. Qui aurait en effet pu penser cela croyable à l’issue du Japon alors que Pedrosa comptait à ce moment 63 points d’avance sur l’Australien?

Oui mais voilà, le petit protégé d’Alberto Puig a commis l’impensable: la chute. Survenue la semaine passée en Malaisie alors que Stoner gagnait tranquillementla course et l’avantage de Pedrosa était ramené subitement à 38 points. Certainement inspiré par le cavalier seul des pilotes KTM en 125 (son ancienne équipe), Stoner a tout donné dès le départ afin de creuser au plus vite un écart suffisant sur ses poursuivants afin de ne plus les faire bénéficier de son aspiration. Coup de poker réussi.

Malgré quelques jolies glisses qui ont failli l’envoyer au sol, il a tenu bon et a tourné plus vite que le reste du plateau dans les premiers tours. Derrière, comme souvent dans ce genre de situation, les pilotes se sont plus gênés qu’entraidés et ont ainsi fait le jeu sans le vouloir du pilote Aprilia LCR. Se bataillant comme des fous pour notre plus grand plaisir, Dovizioso, Pedrosa, Lorenzo, Porto et De Angelis ont tout tenté chacun leur tour pour s’extraire de ce paquet et rejoindre Stoner en tête de course. Peine perdue pour De Angelis qui allait chuter en début de course, bien malin était celui qui aurait pu prédire l’ordre du podium final.on côté Alexis Masbou finit 20ème mais a bien roulé durant le week-end et emmagasine de l’exoérience pour la saison prochaine.

 

 

Derrière Randy faisait une course bien triste et perdait des places à chaque passage sur la ligne avant de devoir finalement rentrer aux stands, à cause d’une satanée bougie. Un week-end noir pour l’actuel prétendant à un guidon en MotoGP l’an prochain. Son coéquipier Porto semblait plus en forme et a un moment roulé en 3ème position avant de devoir céder et finir 5ème.

Alors qu’on pensait Pedrosa maîtriser la meute et finir second afin d’assurer de précieux points, il s’est fait surprendre par son rival et compatriote Lorenzo (il l’avait annoncé qu’il n’avait pas été calmé ou déconcentré par sa suspension en Malaisie pour conduite dangereuse lors du GP du Japon) et un Andrea Dovizioso qui a profité de la dernière ligne droite pour accrocher la dernière place sur le podium.

Pedrosa 4ème alors que Stoner gagne, ce sont donc 12 points de repris par l’Australien ce samedi. De 38, l’écart se ramène à seulement 26 points (239 contre 213) et d’une position des plus tranquilles, Pedrosa repart du désert avec une mission, gagner les 2 prochaines courses ou du moins finir devant Stoner afin que l’écart reste à plus de 25 points au terme du GP de Turquie afin de rouler le titre en poche et l’esprit libéré devant son public à Valence lors de la dernière manche du Championnat. Oui mais voilà, après 2 GP gagnés de suite, une confiance au top et un prochain GP à domicile, Stoner veut plus que jamais le titre 250!
Ca risque de chauffer dans 2 semaines au pays des kangourous.

Côté Français, jolie course de Sylvain Guintoli qui tire une fois de plus le meilleur de son Aprilia privée pour finir 9ème derrière 8 pilotes d’usine et conforter ainsi sa place de meilleur pilote privé au championnat. Arnaud Vincent est une fois de plus rentré aux stands quelques tours après le début de course, Erwan Nigon a dû également abandonner et le jeune Mathieu Gines finit à l’avant dernière position (19ème).

 

 

 

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