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Par défaut Re : Informations en Vrack - 04/09/2010, 07h32

MOTOCYCLISME

MotoGP: l’avenir est Suisse


Image © D.R.
Eskil Suter espère pouvoir proposer sa MotoGP à un prix compétitif en 2012.

Déjà plus grande pourvoyeuse de la classe Moto2 – quinze pilotes disposent de Suter MMMX à Misano – l’entreprise zurichoise d’Eskil Suter s’attaque à la catégorie reine.
Jean-Claude Schertenleib - le 03 septembre 2010, 21h37
Le Matin



On appelle cela «une sacrée reconversion». Eskil Suter, 43 ans depuis juin dernier, est l’exemple parfait de l’homme qui s’est fait tout seul. «La course remplace toutes les écoles», rappelle-t-il, quand on le taquine sur son parcours pour le moins particulier. Pilote de motocross, puis pilote de GP, homme à tout faire de sa propre équipe quand il courait, ce Zurichois au parler simple mais direct, aux manières qui se sont affinées avec le temps (heureusement…), est aujourd’hui un constructeur à succès. Un homme d’affaires redoutable, aussi, même s’il n’était pas un très bon élève de ses leçons de mathématiques.
Passionné de moto depuis toujours, il y a longtemps qu’il avait trouvé sa voie, Eskil Suter. Désormais, il est parvenu à l’exprimer parfaitement grâce à la classe Moto2, ouverte à des entreprises indépendantes capables de construire des châssis sur lesquels sont installés les mêmes moteurs pour tous. Bingo pour son usine de haute technologie de Turbenthal (ZH). Jackpot? Eskil Suter n’aime pas parler d’argent, parce que sa passion est encore trop grande pour qu’il ne s’arrête que sur les valeurs pécuniaires de son métier. Mais ça va bien pour lui. Merci.
Top secret: une Suter 800 existe!
Alors, le voilà parti dans un nouveau défi, le voici lancé à l’assaut de la catégorie reine, cette classe MotoGP qui changera de visage en 2012. Retour à une cylindrée de 1000 cm3 (contre 800 aujourd’hui), possibilités offertes à ceux qui brillent déjà en Moto2 de proposer des châssis sur le marché, Suter Racing Technology, son entreprise, a été la première à s’engouffrer dans la brèche. Hier soir, à Misano, douze mois jour pour jour après avoir présenté sa Moto2, le Zurichois a dévoilé sa MotoGP, propulsée par un bloc BMW 1000, «parce que, de série, c’est le meilleur du marché aujourd’hui. Et puis il est très compact, proche en taille des moteurs Honda utilisés en Moto2; autant dire qu’il y a des synergies entre nos deux projets», explique Suter.
Sa mission? «Proposer pour 2012 une MotoGP à prix compétitif». Son estimation? «Moins de 900 000 francs pour deux châssis et les pièces de rechange pour une saison.» A mettre en rapport avec les 3 millions qu’il faut débourser pour le leasing d’une moto japonaise, machine que vous rendez au constructeur en fin de saison! Son secret? Ce qu’Eskil Suter n’a pas dit hier soir, «Le Matin» le sait: il ne faudra pas attendre 2012 pour voir une Suter MotoGP en piste, puisqu’une MotoGP 800 cm3 existe déjà; elle devrait même rouler dans les jours qui viennent sur le circuit du Mugello!



Commentaire de Jean-Claude Schertenleib
Un rôle-clé à jouer
En Suisse, on n’a pas de circuits, mais on a des idées. Et du talent. Et de la passion. Et de la volonté. On a même un peu d’argent, pour financer les projets intéressants. Depuis un quart de siècle, s’appuyant justement sur ses différences – comme les courses en circuit sont interdites chez nous, il convient de vivre les sports mécaniques d’une autre manière –, notre pays a servi de maternité à plusieurs chantiers importants. Les Sauber de formule 1, bien sûr, mais aussi plusieurs projets artisanaux en GP motocycliste.
Il y a d’abord eu la Parisienne et Jacques Cornu (financement suisse, ingénierie italienne), puis l’Elf, devenue MZ (avec le moteur Swissauto, développé à Berthoud, dans le canton de Berne). Le Grison Mario Illien a aussi tenté l’aventure de la catégorie reine, déjà avec Eskil Suter à la réalisation. Mais tous ces projets ont fait long feu, parce qu’ils se sont heurtés à la puissance technologique des géants japonais de la moto.
Avec la classe Moto2 et la catégorie MotoGP de demain (2012), la situation est différente. Car, pour correspondre aux réalités économiques d’aujourd’hui, les règlements ont été adaptés et l’on se retrouve avec une réelle égalité des chances.
Et la Suisse, qui n’a pas de circuit, mais beaucoup d’autres choses, à un rôle-clé à jouer!


mange un castor tu sauves un arbre
   
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