Yamaha se sépare de Gauloises
Une décision que le cigarettier refuse [24/12/05 - 10:25]
Yamaha a annoncé hier sa décision de se séparer du groupe Altadis/Seita, sans fournir plus de précisions concernant ce changement de politique.
Apparemment pris au dépourvu, le cigarettier a immédiatement réagi, rappelant la situation : « L'annonce de Yamaha arrive alors que les deux compagnies sont en train de négocier les termes d'un accord qui résoudrait amicalement les divergences d'opinions qu'elles ont eues cette année. »
En MotoGP Yamaha et Altadis ont déjà disputé trois saisons ensemble, par le biais des marques Gauloises et Fortuna. Quelques tensions étaient déjà apparues à la veille de la saison 2005, lorsque les termes de l'accord avaient été rediscutés. Le cigarettier – basé en Espagne – avait alors imposé ses opinions, obtenant la possibilité de faire courir deux pilotes espagnols dans le team Tech3, dont le sponsor titre était Fortuna. Cette décision allait alors à l'encontre de la volonté des dirigeants du team de se rapprocher du public français en engageant Randy De Puniet.
Cette année a connu une nouvelle fois son lot de tensions, notamment au Grand Prix de Valence, où le team Gauloises Yamaha a couru avec sa livrée légendaire (blanche et rouge), sans exposer ses sponsors. Un drame pour Altadis qui, étant basée en Espagne, espérait que Yamaha aurait choisi le Grand Prix de Motegi pour fêter son cinquantenaire de la sorte.
Aujourd'hui la situation semble pour le moins complexe. Yamaha semble ne plus vouloir afficher de marques de cigarettes sur ses flans, rejoignant ainsi le désir de Valentino Rossi qui ne souhaite pas faire l'apologie du tabac. D'un autre côte, un contrat a déjà été signé avec le team Gresini où la marque Fortuna compensera le départ de Telefonica. Reste à savoir si ce sera l'unique implication d'Altadis en MotoGP.
Altadis affirme vouloir empêcher Yamaha « de collaborer avec des sponsors qui soient en concurrence directe avec la marque Gauloises ou avec les produits Altadis en 2006. »
Le groupe ajoute qu'il n'hésitera pas à saisir la justice pour faire valoir ses droits si Yamaha ne reconnaissait pas ses obligations envers Altadis et Gauloises.
Léna HÉMERY
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