MOTOCYCLISME
Lüthi-Suzuki, suite
14. juillet 2011, 23h29
Jean-Claude Schertenleib | Le Matin
Daniel-M. Epp, manager de Thomas Lüthi, travaille à 100% sur le projet – passage en MotoGP en 2012 – révélé en exclusivité par «Le Matin» au lendemain du dernier GP d’Italie.

Daniel-M. Epp, manager de Lüthi, s’active en coulisses pour la saison prochaine. © Keystone
Officiellement, Daniel-M. Epp, 53 ans, homme d’affaires à succès et découvreur de Thomas Lüthi, ne déroge pas à la formule qui convient en cette période de tractations intenses: «Je parle avec Suzuki comme je parle avec tous les constructeurs engagés en MotoGP. Même avec ceux qui pourraient y venir l’an prochain.» Derrière ce discours qui se veut apaisant, les choses deviennent chaque jour un peu plus concrètes. Hier, un membre important de l’entourage technique du champion du monde 125 cm3 en 2005 a confirmé ce que les lecteurs du «Matin» savent depuis dix jours: «Oui, les discussions avec Suzuki sont avancées et j’espère de tout cœur que Daniel-M. Epp arrive à ses fins, ce serait la solution la meilleure pour notre pilote.»
Au plus haut niveau
Les tractations entre le mentor de Lüthi et Suzuki se font au plus haut niveau, soit entre Daniel-M. Epp et Shinichi Sahara, le project manager japonais du programme MotoGP de la marque d’Hamamatsu. Le Britannique Paul Denning, le patron de l’équipe actuelle (qui aligne Alvaro Bautistá), n’a qu’un avis consultatif dans l’opération.
La 800 réactivée
A ce jour, Suzuki n’a toujours pas officiellement décidé de produire pour l’an prochain – changement de réglementation, retour de la catégorie reine à une cylindrée de 1000 cm3, contre 800 aujourd’hui – une RGV qui répondrait aux nouvelles exigences. Ce qui est décidé, en revanche, c’est que Thomas Lüthi disposera lui d’une version évoluée de la moto actuelle.
Équipe indépendante
Au contraire de ce qui avait été imaginé dans un premier temps, Daniel-M. Epp conservera son propre team, aux couleurs de ses sponsors. Il devra en assurer le fonctionnement, bien sûr, alors que Suzuki mettra à sa disposition tout le matériel. Résultat: la troisième marque japonaise aura une seconde moto en piste, sans qu’elle doive investir d’argent et Lüthi disposera d’un matériel officiel sans que son équipe doive s’acquitter des montants de leasing, importants – 2 millions de francs pour une moto –, que facturent habituellement les constructeurs aux équipes dites satellites.
Le chaînon qui manquait
Ultime pièce – à ce jour – du puzzle: techniquement, le projet va pouvoir être mené à bien, puisque les Japonais de Suzuki ont entièrement confiance en Alfred Willeke, le chef technique de Lüthi depuis son passage en Moto2. Le technicien allemand avait en effet été champion du monde 500 avec la marque japonaise en l’an 2000, lorsqu’il était responsable de toute la gestion informatique du team de Kenny Roberts Junior. Le dernier titre, en date, de Suzuki.

YESSSSSSSSSSSSSSSS


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